Le jeu de société rassemble des expériences fondées sur des règles partagées, des décisions et des interactions autour d’un matériel ou d’un espace de jeu. Cartes, dés, plateaux, tuiles et figurines peuvent servir à construire une stratégie, raconter une histoire ou résoudre une énigme. Le nombre de composants ne détermine pas à lui seul la complexité.
Un jeu compétitif oppose les participants, alors qu’un jeu coopératif leur donne un objectif commun. D’autres mélangent coopération et intérêts personnels. La gestion de ressources, la déduction, les plis et les jeux de mots sollicitent des compétences différentes. Le temps d’explication, la durée d’une partie et l’attente entre les tours influencent aussi l’expérience d’un groupe.
Les univers de Donjons et Dragons illustrent le voisinage avec le jeu de rôle, qui laisse une place importante à l’interprétation et à la narration collective. Les adaptations de films ou de jeux vidéo transposent parfois une licence connue dans un système de règles nouveau. Un thème familier ne permet donc pas de déduire immédiatement la façon de jouer.
Les outils numériques peuvent accompagner une partie pour gérer une campagne, diffuser une ambiance sonore ou remplacer certains calculs. Il faut alors distinguer une application facultative d’un logiciel indispensable. Les extensions ne sont pas toutes autonomes : certaines demandent la boîte de base. Dans un jeu de campagne, la progression et les choix conservés entre les séances modifient également les conditions d’arrivée d’un nouveau joueur autour de la table.