Le procès opposant Elon Musk à OpenAI continue de révéler les tensions internes qui ont précédé l’éviction éclair de Sam Altman en novembre 2023. Mira Murati, ancienne directrice technique d’OpenAI (CTO) et brièvement CEO par intérim, a témoigné sous serment que le patron de l’entreprise lui avait donné des informations inexactes sur les procédures de sécurité entourant un nouveau modèle d’IA.
Sam Altman directement visé
Selon sa déposition vidéo diffusée au tribunal, Murati préparait le lancement d’un modèle présenté comme GPT-4 Turbo lorsqu’Altman lui aurait affirmé que le comité de sécurité d’OpenAI n’avait pas besoin de valider son déploiement. l’ex-CTO d’OpenAI dit avoir ensuite vérifié auprès de Jason Kwon, alors responsable juridique, et découvert que cette version ne correspondait pas à ce qui lui avait été indiqué.

Interrogée pour savoir si Altman lui avait dit la vérité, Murati a répondu simplement : « Non. » Cette dernière a aussi évoqué un problème de communication plus large : « Sam disait une chose à une personne et exactement l’inverse à une autre. » Des critiques déjà entendues par le passé dans la bouche d’autres ex-collaborateurs d’Altman.
Une crise de gouvernance au cœur du procès Musk contre OpenAI
OpenAI décrit comme menacé d’implosion
Murati aurait également déclaré qu’Altman « créait le chaos » et que l’entreprise courait un « risque catastrophique de s’effondrer ». Malgré ces vives critiques, Murati avait publiquement soutenu le retour de Sam Altman après quelques jours de crise, peut de temps avant de quitter OpenAI en 2024 pour fonder Thinking Machines Lab.
Ces déclarations ne tranchent pas à elles seules le litige engagé par Elon Musk – qui accuse OpenAI d’avoir trahi sa mission initiale au profit d’intérêts commerciaux -, mais elles renforcent l’image sans orientation claire, où les enjeux de pouvoir, de sécurité et de gouvernance se sont entremêlés de façon chaotique. Ne reste plus à espérer qu’OpenAI en a réellement fini avec cette (dés)organisation interne.