Le tourisme spatial désigne des voyages proposés à des participants privés pour vivre une expérience au-delà des vols aériens ordinaires. Cette appellation recouvre cependant des projets très différents : excursion suborbitale, séjour en orbite ou autres expériences présentées autour de la découverte de l’espace. La trajectoire et l’altitude ne suffisent pas à elles seules à décrire la durée ou les conditions du voyage.
Un vol suborbital monte puis revient sans effectuer un tour complet de la Terre. Atteindre l’orbite demande aussi une vitesse horizontale adaptée, ce qui change fortement les besoins du véhicule et les contraintes du retour. L’impression d’apesanteur vient d’une situation de chute libre ; elle ne signifie pas que la gravité a disparu. Un avion effectuant des paraboles peut également produire une brève micropesanteur sans aller dans l’espace.
Les projets de Virgin Galactic, de Blue Origin et les missions privées utilisant des véhicules de SpaceX illustrent des approches qui ne se comparent pas sur le seul prix d’un billet. Préparation des passagers, environnement de cabine, accélérations, durée de mission et organisation des secours constituent des dimensions importantes du voyage. Une présentation commerciale et un vol effectivement réalisé doivent rester distincts.
Cette rubrique suit les véhicules, les expériences, les annonces et les débats suscités par ces activités. Elle aborde aussi leur rapport à la recherche, à l’industrie et aux infrastructures de lancement. Les essais, les autorisations et les calendriers peuvent évoluer indépendamment des réservations. Un objectif de fréquence annoncé par un opérateur ne garantit donc pas une disponibilité immédiate ni un programme de vols déjà établi pour chaque passager.