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Le développeur chinois d’Artex, un agent d’intelligence artificielle conçu pour tester la sécurité des systèmes informatiques, a décidé de fermer son code source après que l’outil a été associé à une série de cyberattaques contre des établissements financiers en Corée du Sud. Selon les autorités locales, ces intrusions ont touché sept institutions et ont exposé les données personnelles de plus de 68 000 personnes.

Développé par un programmeur chinois connu sous le pseudonyme Autumn-27, Artex était initialement destiné aux tests d’intrusion. Cet agent s’appuie sur des modèles d’IA externes pour automatiser certaines opérations de sécurité, notamment la recherche de vulnérabilités dans les réseaux informatiques. Son code open source permettait aux développeurs de le télécharger, de l’étudier et de l’adapter à leurs besoins.
Mais selon l’entreprise de cybersécurité CrowdStrike, l’outil a été utilisé lors de cyberattaques visant plusieurs institutions financières en Corée du Sud entre fin septembre et début octobre. Les données dérobées concernaient notamment des clients de banques ayant sollicité des prêts. La Shinhan Bank a ainsi signalé la divulgation d’informations sur environ 25 000 demandeurs, dont les noms, les numéros de téléphone et les revenus annuels. Les autorités poursuivent leurs investigations pour préciser l’étendue des compromissions.
CrowdStrike estime que le pirate pourrait être un individu sinophone de 26 ans basé en Chine et motivé par l’appât du gain. Cette piste reste une évaluation fondée sur des éléments techniques : l’identité du hacker n’a pas été officiellement établie. Les autorités sud-coréennes ont de leur côté appelé les établissements financiers à renforcer leurs défenses.
Face à ces détournements, Autumn-27 a annoncé sur GitHub qu’Artex ne recevrait plus de mises à jour publiques et qu’aucune nouvelle version ni assistance technique ne serait proposée. Le développeur affirme que les usages malveillants vont à l’encontre des objectifs initiaux du projet.
Cette décision limite l’accès des nouveaux utilisateurs au code officiel, mais elle ne fait pas disparaître les copies déjà téléchargées. Des personnes possédant une version antérieure peuvent toujours la conserver, la modifier et potentiellement continuer à l’utiliser. L’affaire montre ainsi un défi majeur de la cybersécurité à l’ère des agents IA : des outils développés pour automatiser des audits légitimes peuvent aussi faciliter des intrusions lorsqu’ils tombent entre de mauvaises mains.
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