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Snap veut faire de ses lunettes de réalité augmentée SPECS un outil de travail et annonce des intégrations avec Salesforce, Amazon Web Services, Nvidia, Trifork et Hololight. L’entreprise vise les techniciens, les usines et les commerces, où consulter un écran classique peut interrompre une tâche ou mobiliser les mains.

Avec Salesforce, SPECS doit accueillir Agentforce. Un salarié pourrait identifier un équipement, ouvrir un dossier d’intervention, afficher la documentation associée puis mettre à jour le suivi sans sortir un téléphone ou rejoindre un ordinateur. Le scénario présenté par Snap repose sur la reconnaissance de ce que regarde l’utilisateur et sur l’accès aux données de l’entreprise.
Amazon Web Services travaille de son côté à une connexion avec Amazon Quick, son assistant professionnel. Dans un magasin, un employé pourrait demander où se trouve un produit, vérifier le stock disponible et recevoir la réponse directement devant ses yeux. Il s’agit pour l’instant d’exemples de flux de travail, et non d’une liste de fonctions déjà certifiées pour tous les clients.
Nvidia apporte sa pile XR AI afin d’analyser l’environnement, de consulter des données internes et de fournir des instructions en temps réel. Cette couche pourrait notamment servir à reconnaître une pièce, vérifier une étape de maintenance ou afficher une procédure adaptée au contexte. Le traitement devra toutefois composer avec les exigences de confidentialité des sites industriels et avec la précision nécessaire lorsqu’une instruction concerne un équipement sensible.

Trifork prépare Tandem, un système reliant le technicien présent sur place à un expert distant. Celui-ci voit la scène observée par le porteur et peut ajouter des annotations dans son champ de vision. Le principe existe déjà sur d’autres casques professionnels, mais Snap cherche ici à l’intégrer à des lunettes autonomes beaucoup plus proches d’un accessoire portable.
Hololight adopte un angle différent en transformant SPECS en poste de travail spatial. Le streaming permettrait d’afficher des outils, des documents lourds ou des modèles 3D sans les calculer entièrement sur les lunettes. Cette approche réduit les besoins matériels locaux, au prix d’une dépendance à la connexion réseau et à la latence.
Les démonstrations ne suffisent pas pour équiper un parc de plusieurs centaines d’appareils. Snap dit travailler avec des spécialistes de la gestion de terminaux afin d’ajouter des contrôles de sécurité et d’administration à distance. Les entreprises devront pouvoir imposer des réglages, retirer des accès, isoler des données et effacer un appareil perdu. Aucun calendrier détaillé n’est encore communiqué pour ces outils.
Cette orientation professionnelle constitue une nouvelle étape après la présentation grand public des SPECS à 2 295 euros. Nous avions aussi évoqué la séparation de cette activité au sein de Specs Inc., une structure dédiée qui doit permettre à Snap d’ouvrir davantage sa plateforme aux développeurs et partenaires.
Les SPECS doivent être livrées à l’automne 2026 aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. Le tarif annoncé est de 2 195 dollars aux États-Unis, ou 2 395 dollars avec un étui assurant une connexion cellulaire. Orange doit accompagner le lancement français, tandis que le prix en euros et les modalités propres aux entreprises n’ont pas encore été détaillés.
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