Elon Musk a accepté de régler son litige avec la SEC, le gendarme boursier américain, en versant 1,5 million de dollars dans le dossier portant sur la déclaration tardive de sa montée au capital de Twitter. Le montant paraît limité, mais le régulateur estime que ce retard lui aurait permis d’économiser au moins 150 millions de dollars lors de ses achats d’actions.

Une mauvaise gestion par Elon Musk
L’accord n’est pas encore totalement finalisé. Le trust utilisé pour ces acquisitions se dit prêt à payer sans admettre ni contester les accusations et la SEC abandonnerait les poursuites si la juge Sparkle Sooknanan valide cette proposition.
Au début de 2022, Elon Musk a commencé à acheter des actions Twitter via son trust et a franchi le seuil de 5 % à la mi-mars. Ce dépassement l’obligeait à informer la SEC dans un délai de dix jours, mais la déclaration n’est intervenue qu’au début d’avril avec 11 jours de retard.
C’est sur cette base que la SEC l’avait assigné en janvier 2025 devant un tribunal fédéral de Washington. Pour le régulateur, ce décalage de communication a laissé à Elon Musk le temps d’acheter d’autres titres à un prix plus favorable avant que le marché ne soit pleinement informé.
La défense, elle, cherche à limiter la portée du règlement. Son avocat Alex Spiro insiste sur le fait que l’amende vise le trust, pas Elon Musk lui-même, et soutient que l’entrepreneur « n’a rien fait de mal ».
Cette affaire ne résume pas à elle seule les ennuis judiciaires d’Elon Musk liés à Twitter, devenu depuis X. À la fin de mars, un jury californien l’a reconnu responsable d’avoir trompé des actionnaires lors du rachat du réseau social en 2022.
Elon Musk a déjà annoncé son intention de faire appel dans ce second dossier. L’enjeu financier y est d’une tout autre ampleur, puisque les avocats des plaignants évaluent les dommages à 2,6 milliards de dollars.