Sans avertissement préalable, Sony met fin à Destruction AllStars, l’un des titres qui avaient accompagné les débuts de la PlayStation 5. Le jeu de combat automobile développé par Lucid Games n’est plus disponible à l’achat depuis le mardi 26 mai et ses services multijoueur ont déjà été arrêtés, sans la moindre période de transition donc.
Un arrêt soudain pour un énième jeu-service
Dans un message adressé aux joueurs, Sony explique sa décision : « En raison de problèmes techniques persistants, les services multijoueur de Destruction AllStars sur PlayStation 5 resteront hors ligne et ne sont plus disponibles. » Les possesseurs du jeu pourront encore accéder à une partie du contenu solo jusqu’au 25 novembre 2026, avant l’arrêt complet de l’infrastructure serveur.

Après cette date, seuls certains défis solo du mode Arcade devraient rester jouables, avec des fonctionnalités potentiellement limitées. Les points virtuels encore détenus par les joueurs pourront être utilisés dans les modes disponibles jusqu’à cette échéance.
Un symbole des difficultés du live-service chez PlayStation
Un lancement raté malgré la vitrine PS5
Annoncé comme une exclusivité forte de la nouvelle génération, Destruction AllStars devait initialement sortir au prix de 69,99 dollars, avant d’être reporté puis proposé gratuitement aux abonnés PlayStation Plus en février 2021. Le concept, proche d’un Twisted Metal moderne, misait sur des arènes chaotiques, des véhicules destructibles et des affrontements en ligne. Mais voilà, l’audience n’a jamais réellement suivi. Dès les premiers mois, le jeu peinait à remplir ses arènes, tandis que les mises à jour se sont espacées puis presque arrêtées. Dans un marché saturé de jeux-services, sans cadence forte de contenu ni communauté massive, le titre n’a pas réussi à trouver sa place.
Cette fermeture illustre la fragilité de la stratégie live-service de Sony. Après l’échec spectaculaire de Concord et les difficultés de plusieurs projets multijoueurs, Destruction AllStars rappelle qu’une exclusivité PS5 ne suffit pas à faire vivre durablement un jeu en ligne.
Qui va payer la note ?
Reste que Sony peut difficilement se passer de la manne du jeu service : après l’arrêt du portage des jeux solos sur PC, la firme de Tokyo va bien devoir trouver des sources de financement pour ses très couteux jeux narratifs AAA (dont les sorties se sont raréfiées sur cette génération de console), à moins bien sûr de faire payer la note par les joueurs (jeux plus chers, console plus chère, services plus chers).