La NASA veut passer de la promesse Artemis à l’installation concrète d’une base sur la Lune. Après le survol habité Artemis II, l’agence américaine prépare jusqu’à trois nouvelles missions « robotiques » avant la fin de 2026, avec pour objectif de tester les technologies indispensables à une future base permanente au pôle Sud lunaire, et plus précisément sur la zone baptisée Shackleton Connecting Ridge.
Trois missions pour préparer le terrain
La première mission, Moon Base I, est visée au plus tôt pour l’automne 2026. L’agence spatiale américaine utilisera l’atterrisseur Blue Moon Mark 1 Endurance de Blue Origin afin de déposer plusieurs charges utiles scientifiques, dont un instrument chargé d’étudier l’effet des panaches de moteurs sur la surface lunaire. Ces données seront essentielles pour sécuriser les futurs alunissages près des zones habitées ou équipées.

Moon Base II doit ensuite faire appel à l’atterrisseur Griffin d’Astrobotic pour transporter le rover FLIP d’Astrolab. Ce véhicule servira à tester des solutions de mobilité qui prépareront les futurs Lunar Terrain Vehicles destinés aux astronautes.
Blue Origin, Astrolab et Intuitive Machines en première ligne
Un banc d’essai avant le retour de l’homme sur la Lune
La troisième mission, Moon Base III, reposera sur l’atterrisseur Nova-C Trinity d’Intuitive Machines. Cette dernière doit notamment étudier les « tourbillons lunaires », ces zones claires encore mal comprises, et transporter des instruments pour l’Agence spatiale européenne et le Korea Astronomy and Space Science Institute.
Ces vols s’inscrivent dans une stratégie plus large consistant à préparer une présence humaine durable sur la Lune, avec l’aide de rovers, d’atterrisseurs, de drones, d’infrastructures énergétiques et de systèmes de communication. La NASA a aussi attribué des contrats juteux à Astrolab, Lunar Outpost, Blue Origin et Firefly Aerospace pour développer les briques de cette future architecture.
Le retour d’astronautes sur la surface lunaire est désormais attendu au plus tôt en 2028, mais il faudra attendre encore (bien) au delà pour voir des êtres humains s’installer durablement sur la Lune.