Cette fois on y est : après des années de reports, la mission Artemis 2, première mission habitée du programme lunaire américain depuis l’ère Apollo, entre dans sa phase finale de préparation. L’agence spatiale envisage désormais le déploiement imminent de sa fusée géante Space Launch System (SLS), ce qui semble aller dans le sens d’un lancement dès le début de cette année.
Un calendrier qui se précise pour le SLS
Selon plusieurs responsables de la NASA, le SLS pourrait être acheminé vers le pas de tir du Kennedy Space Center dans un délai d’environ dix jours. Si ce calendrier est respecté, la fenêtre de tir la plus précoce s’étendrait du 5 au 11 février. Officiellement, l’agence se laisse jusqu’au mois d’avril, mais un déploiement anticipé renforcerait l’hypothèse d’un lancement hivernal. Pour rappel, Artemis 2 constitue un passage obligé avant Artemis 3, mission qui doit marquer le retour d’astronautes américains à la surface lunaire.

Cette accélération du calendrier intervient dans un contexte de forte pression géopolitique, et alors même que la Chine jette toutes ses forces technologiques dans la course à la Lune.
Une mission clé pour valider Orion
Artemis 2 embarquera quatre astronautes à bord de la capsule Orion pour un voyage d’environ dix jours autour de la Lune, sans alunissage. L’équipage — les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen — testera l’ensemble des systèmes vitaux du vaisseau en conditions réelles : propulsion, navigation, communications et systèmes de survie humaine dans l’espace lointain, tout ce qui pourra l’être sera passé en revue.
Plusieurs étapes critiques restent à franchir avant le décollage, dont une répétition générale avec remplissage des réservoirs en ergols. L’utilisation d’hydrogène liquide, réputé complexe à maîtriser, pourrait encore provoquer des ajustements de dernière minute. Si tout se déroule comme prévu, Artemis 2 pourrait très bientôt ouvrir une nouvelle page de l’exploration spatiale habitée.