Free Mobile a lancé récemment Free Max, un forfait à 29,99 €/mois (19,99 €/mois pour les abonnés Freebox) qui a l’avantage d’être illimité aussi bien en France que dans 135 pays au total. L’association de consommateurs UFC-Que choisir l’a récemment critiqué, jugeant que cela a un impact environnemental. L’opérateur lui répond aujourd’hui.

UFC-Que choisir parlait d’un forfait qui « ne va pas dans le bon sens » et de « démesure ». Sur la partie environnementale, elle indiquait :
Certes, la data en elle-même ne représente que 5 % des émissions carbone du numérique, soit une faible partie du total. Sauf que les titulaires d’un tel forfait auront forcément plus recours que les autres à la vidéo, aux appels en visio et à l’IA générative, des services qui contribuent fortement à l’essor des data centers, ces centres de données particulièrement gourmands en ressources par lesquels transitent tous les flux.
Ils auront aussi tendance à changer plus souvent de smartphone. Or, la fabrication d’un téléphone représente, à elle seule, près de 80 % des émissions du numérique. Et avec la 5G en illimité, le wi-fi deviendra quasiment inutile. Ce mode de connexion est pourtant nettement moins impactant que le réseau mobile. Bref, ce forfait ne va pas dans le bon sens.
La réponse de Free à UFC-Que choisir pour Free Max
Aujourd’hui, Free déclare à Tom’s Guide que « chez Free, nous avons des abonnés au Forfait Free 5G+ qui tapent le plafond des 350 Go et ce chiffre est en croissance ». Il assure donc qu’il y a une véritable demande pour un forfait avec Internet réellement illimité.
Il ajoute que sa mission est « d’accompagner la révolution numérique et les nouveaux usages de connectivité. Certainement pas de les brider ». Il fait également un lien avec le lancement en 2002 de la Freebox dont la promesse de connexion Internet illimitée en haut débit à 29,99 €/mois sortait réellement du lot. « Qui, à cette époque, aurait imaginé que l’illimité sur le fixe deviendrait la norme ? », demande l’opérateur.
Free ne s’arrête pas en ajoutant : « La 5G et l’IA ne vont pas disparaître. Refuser l’illimité sur le mobile, c’est refuser la réalité numérique de 2026. On ne pousse pas la consommation : on répond à une nécessité technologique et sociale ».
L’impact environnemental est pris « très au sérieux »
Concernant les critiques sur l’impact environnemental, Free dit prendre le sujet « très au sérieux ». Il revendique par ailleurs être l’opérateur avec le plus d’antennes 5G en France, disant que cette « technologie radio est la plus efficace énergétiquement car elle permet de transporter plus de données avec moins d’énergie par gigaoctet ». Il rappelle également couper certaines fréquences la nuit, tout comme un pilotage du réseau par intelligence artificielle « en les optimisant au maximum d’un point de vue énergétique ».
Ça ne s’arrête pas là. Free explique avoir signé quatre contrats d’achat d’énergie renouvelable « qui permettront de couvrir 16 % de sa consommation énergétique globale dès 2027 ».
Enfin, Free vante son service Flex pour avoir un nouveau smartphone. C’est un modèle « bien plus responsable » que celui du subventionnement, dit-il, précisant que « le prix du forfait ne dépend pas du téléphone, il y a donc moins d’incitation à changer de téléphone pour bénéficier d’une meilleure offre. Tous les smartphones restitués par les abonnés sont par ailleurs recyclés ou reconditionnés ».