OpenAI boucle la plus grande levée de fonds de son histoire : 110 milliards de dollars, portant sa valorisation à 730 milliards de dollars. Amazon, SoftBank et Nvidia figurent parmi les principaux investisseurs, dans un tour de table qui redessine les alliances au sommet de l’industrie de l’intelligence artificielle.

110 milliards de dollars pour OpenAI
Amazon injecte 50 milliards de dollars, de loin son investissement le plus important dans une entreprise tierce. SoftBank et Nvidia contribuent chacun à hauteur de 30 milliards de dollars. OpenAI précise que des investisseurs supplémentaires pourraient rejoindre le tour de table.
L’entrée massive d’Amazon va bien au-delà d’un simple apport financier. Dans le cadre de cet accord, OpenAI s’engage à utiliser les puces maison d’Amazon, qui ont pour nom Trainium, à co-développer des modèles personnalisés pour les équipes d’ingénierie d’Amazon et à dépenser 100 milliards de dollars supplémentaires pour Amazon Web Services (AWS) sur les huit prochaines années. Un premier accord, conclu en novembre, prévoyait déjà 38 milliards de dollars pour AWS sur sept ans. Amazon était jusqu’ici surtout connu comme bailleur de fonds d’Anthropic, le principal rival d’OpenAI qui propose Claude, le concurrent de ChatGPT.
Microsoft, ancien partenaire d’infrastructure exclusif et l’un des plus grands investisseurs historiques d’OpenAI, a tenu à rassurer via un communiqué : « Rien dans les annonces d’aujourd’hui ne modifie en quoi que ce soit les termes de la relation entre Microsoft et OpenAI ».
Une course aux infrastructures pour l’IA
Ce tour de table s’inscrit dans une dynamique de financement croisé entre les grands acteurs de l’IA et leurs fournisseurs de puces et d’infrastructure cloud. Anthropic a lui-même levé 30 milliards de dollars plus tôt ce mois-ci (auprès de Nvidia et Microsoft notamment) avec une valorisation de 380 milliards de dollars désormais.
Ces montages visent à garantir l’accès aux infrastructures coûteuses indispensables au développement de l’IA, mais ils amplifient mécaniquement les risques : si la demande en IA ne tient pas les promesses actuelles, les pertes pourraient se propager à l’ensemble de l’écosystème.