Sony étudie un report du lancement de la PlayStation 6 à 2028 ou 2029 en réponse aux pénuries de RAM provoquées par l’expansion massive des infrastructures d’intelligence artificielle des géants de la tech. Ce décalage constituerait un « bouleversement majeur d’une stratégie soigneusement orchestrée pour maintenir l’engagement des utilisateurs entre les générations de matériel», selon Bloomberg, alors que la PS5 a été lancée en 2020.

La PS6 pas avant 2028 ou 2029
Les pénuries de RAM et l’explosion des prix affectent l’industrie électronique grand public depuis qu’Amazon, Microsoft, Google et Meta investissent massivement dans des data centers IA nécessitant des quantités substantielles de mémoire vive. Cette ruée vers l’IA crée une demande dramatiquement accrue de RAM, générant des tensions d’approvisionnement et une spirale des coûts impactant directement la production de consoles de jeu.
Valve a déjà annoncé le report de sa Steam Machine face aux pénuries de mémoire et de stockage. Microsoft envisagerait une nouvelle hausse de prix des Xbox Series X/S en réaction aux pénuries mondiales de RAM, confirmant que l’ensemble de l’industrie console subit les contrecoups de la course à l’IA.
Sony n’a jamais communiqué publiquement de fenêtre de lancement pour la PS5, mais des documents ayant fuité en 2022 suggéraient une sortie en 2027. Des fuites plus récentes évoquaient un début de fabrication début 2027 pour un lancement la même année, mais des analystes estiment désormais plus probable une commercialisation en 2028 ou au-delà.
Nintendo contemple une hausse de prix pour la Switch 2
Pour sa part, Nintendo réfléchit à augmenter le prix de la Switch 2, qui a connu plus de 17 millions de ventes depuis son lancement en 2025. En janvier, Nintendo affirmait que les pénuries de RAM n’auraient « aucun impact immédiat » sur le tarif de la Switch 2, mais début février, le président Shuntaro Furukawa a prévenu que la situation pourrait évoluer si la tendance persiste durant le prochain exercice fiscal.
Cette prudence contraste avec la position initiale du constructeur japonais, suggérant que la pression sur les prix de la mémoire s’intensifie au point de contraindre même Nintendo, réputé pour ses marges serrées, à envisager une répercussion sur les joueurs. Une hausse de prix interviendrait plus tard cette année, pénalisant une console ayant connu un démarrage commercial solide.
Les trois fabricants majeurs de consoles se retrouvent otages d’une guerre de ressources où les géants du cloud et de l’IA monopolisent les capacités de production de RAM, forçant l’industrie du jeu vidéo à adapter les calendriers et les stratégies tarifaires pour composer avec un approvisionnement contraint et des coûts déconnectés des cycles habituels de l’électronique grand public.