Electronic Arts procède à des licenciements dans ses quatre studios Battlefield (DICE, Criterion, Ripple Effect et Motive Studios) dans le cadre d’un « réalignement » de l’organisation, selon les termes de l’éditeur transmis aux employés. Le nombre exact de postes supprimés n’a pas été communiqué.

Record de ventes pour Battelfield 6, mais une communauté qui décroche
Un porte-parole d’EA a indiqué à IGN : « Nous avons apporté des changements ciblés au sein de notre organisation Battlefield pour mieux aligner nos équipes autour de ce qui compte le plus pour notre communauté. Battlefield reste l’une de nos plus grandes priorités et nous continuons à investir dans la franchise, guidés par les retours des joueurs et les enseignements de Battlefield Labs. »
Il y a un paradoxe ici. Battlefield 6 a été le jeu le plus vendu aux États-Unis en 2025 avec 7 millions d’exemplaires écoulés en trois jours, soit le meilleur lancement de l’histoire de la franchise. Trois mois plus tard, la situation est bien différente.
Sur Steam, les avis sont passés de « Très positifs » à « Moyens ». Les critiques des joueurs convergent vers plusieurs points : une monétisation jugée excessive, le recours à l’IA générative pour des cosmétiques en jeu et un rythme de mises à jour inférieur aux attentes. La fréquentation sur Steam illustre l’ampleur du décrochage : après un pic à 747 440 joueurs simultanés au lancement en octobre, la plateforme oscille désormais dans les dizaines de milliers (67 000 au pic la veille de l’annonce des licenciements). EA a déjà repoussé le début de la saison 2 pour intégrer davantage de retours communautaires et vient de publier une feuille de route sur trois mois. Le battle royale free-to-play (gratuit) associé, Battlefield Redsec, cumule quant à lui un score « Plutôt négatif » sur les avis récents Steam.
Une restructuration à l’ombre d’un rachat à 55 milliards
Ces licenciements surviennent alors qu’EA est en passe d’être racheté par un consortium composé du Fonds d’investissement public d’Arabie Saoudite, de Silver Lake et d’Affinity Partners pour environ 55 milliards de dollars. La transaction n’est pas encore finalisée, mais place l’éditeur dans une période de transition où chaque décision structurelle prend un poids supplémentaire.
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