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La Commission européenne a adressé à Meta un avertissement formel sur WhatsApp, critiquant ses pratiques empêchant l’usage d’assistants d’intelligence artificielle concurrents, avec un risque de mesures provisoires rapides. L’UE estime que ce verrouillage qui permet seulement d’accéder à Meta AI peut nuire durablement à la concurrence sur le marché des assistants IA et évoque la possibilité d’imposer un accès temporaire à des outils tiers.
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La Commission européenne a envoyé à Meta une communication des griefs, en avertissant qu’elle prendra des mesures pour éviter un « dommage grave et irréparable sur le marché ». Dans son analyse, elle considère que le comportement de Meta « risque d’empêcher des concurrents d’entrer sur le marché ou de s’y développer », un secteur décrit comme en forte croissance.
WhatsApp est traité comme un point d’accès stratégique. La Commission part de l’idée qu’une application de messagerie grand public peut devenir une porte d’entrée majeure pour permettre à des assistants IA généralistes de toucher les utilisateurs.
Meta conserve des droits de procédure dans cette phase. L’entreprise peut répondre et se défendre avant toute mise en place de mesures provisoires, lesquelles pourraient aller jusqu’à une injonction temporaire imposant l’ouverture de WhatsApp à des assistants IA concurrents.
La Commission européenne expose une conclusion préliminaire en trois volets, qui organise la suite de la procédure :

L’enjeu n’est donc pas seulement un choix de produit dans une messagerie. La Commission traite l’accès à WhatsApp comme une condition de distribution potentiellement déterminante pour des services d’assistants IA, et elle relie ce point à la capacité de nouveaux entrants à émerger.
Cette logique explique le ton d’urgence. L’UE ne se limite pas à une inquiétude théorique : elle parle explicitement d’une dynamique de marché où un acteur peut, par ses règles d’accès, modifier la trajectoire concurrentielle au détriment d’entreprises plus petites.
Le droit européen de la concurrence permet aux régulateurs d’ordonner l’arrêt temporaire de pratiques jugées suspectes. Ces exigences peuvent être contestées devant les juridictions de l’Union au Luxembourg.
Sur le plan des sanctions, les amendes pour violation des règles antitrust de l’UE peuvent atteindre jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial. Toutefois, ce plafond est rarement atteint, en particulier si les faits reprochés sont de courte durée.
Le dossier s’inscrit dans un mouvement plus large visant les grands groupes technologiques. Des entreprises de la Silicon Valley font face à des demandes croissantes de l’UE pour modifier leurs modèles, sous peine de sanctions financières lourdes.
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