Anthropic, qui propose le chatbot IA Claude, vient de lever 65 milliards de dollars dans un tour de table qui valorise la société à 965 milliards de dollars, la plaçant devant OpenAI, le créateur de ChatGPT, et sa dernière valorisation de 852 milliards de dollars.

Anthropic plus fort qu’OpenAI
Ce bond représente une multiplication par 2,5 de la valorisation d’Anthropic en l’espace de trois mois, contre 380 milliards de dollars en février. La société d’intelligence artificielle, fondée en 2021, a mis deux fois moins de temps qu’OpenAI pour atteindre ce niveau, alors qu’OpenAI avait elle-même annoncé il y a deux mois une levée de 122 milliards de dollars portant sa valeur à 852 milliards de dollars. Anthropic a désormais levé plus de 130 milliards de dollars au total depuis sa création, avec un tour mené par Greenoaks Capital, Sequoia Capital, Altimeter Capital et Dragoneer Investment Group.
Le moteur de cette ascension est le codage. Depuis qu’Anthropic a renforcé ses capacités IA dans ce domaine pour viser les développeurs, des centaines d’entreprises ont souscrit à ses services. Le taux de revenus annualisé de la société a franchi le seuil de 47 milliards de dollars ce mois-ci. « Ce financement nous aidera à répondre à la demande historique que nous connaissons, à rester à la pointe de la recherche et à proposer Claude dans davantage d’environnements de travail », a déclaré Krishna Rao, directeur financier d’Anthropic.
Plusieurs investisseurs importants
Le tour de table accueille trois nouveaux investisseurs stratégiques : Samsung, Micron et SK Hynix, trois fabricants de RAM et de stockage indispensables au développement de l’IA. Anthropic indique que ces partenaires contribueront à renforcer sa puissance de calcul face à la croissance de la demande pour Claude Code.
De plus, le tour s’ajoute à un écosystème d’investisseurs déjà dense qui comprend Amazon, Google, Capital Group, Menlo Ventures, Iconiq Capital et Lightspeed Venture Partners. La montée en puissance d’Anthropic s’est aussi accompagnée d’une présence publique accrue de son directeur général Dario Amodei, qui s’est exprimé sur les risques de l’IA et a appelé à sa régulation, alimentant notamment un bras de fer avec le Pentagone sur les usages militaires de la technologie.
Pas plus tard qu’hier, la société a annoncé Claude Opus 4.8, son nouveau modèle d’IA. Il propose des améliorations et se veut plus honnête que les précédentes versions.