Une image numérique peut provenir d’un appareil photo, d’une capture d’écran, d’un dessin, d’une scène calculée en trois dimensions ou d’un modèle génératif. Son apparence ne révèle pas toujours sa méthode de fabrication. Résolution, format de fichier et conditions d’affichage déterminent ensuite la façon dont elle est conservée, transmise et perçue.
Une image matricielle est composée de pixels. Une image vectorielle décrit plutôt des formes et des tracés, ce qui facilite leur agrandissement sans reproduire une grille fixe. Le choix dépend du contenu : photographie, logo, schéma et interface ne présentent pas les mêmes détails. Une compression avec pertes peut supprimer des informations peu visibles pour alléger le fichier, tandis qu’une compression sans pertes conserve exactement les données qu’elle encode.
La prise de vues ne constitue qu’une étape possible. Les logiciels de création graphique permettent de composer des calques, détourer des éléments et adapter les couleurs. Les outils d’intelligence artificielle peuvent également produire des éléments absents de la scène initiale. Une image plausible n’est donc pas, à elle seule, une preuve de l’existence d’un objet ou d’un événement.
Pour la diffusion, il faut aussi considérer la transparence, l’animation, le poids du fichier et sa lisibilité sur un petit écran. Un agrandissement logiciel peut améliorer la présentation sans retrouver les détails réellement perdus lors de la capture. Les métadonnées et la légende apportent du contexte, mais peuvent être modifiées ou supprimées pendant le partage ; leur absence ne démontre pas automatiquement une falsification.