Une attaque DDoS, pour déni de service distribué, cherche à rendre un service inaccessible ou fortement ralenti en mobilisant plusieurs sources de trafic. Elle peut saturer une connexion, épuiser les ressources d’un serveur ou solliciter excessivement une fonction coûteuse d’une application. Le caractère distribué distingue cette attaque d’une sollicitation provenant d’une seule machine.
Les cibles peuvent être des sites, des plateformes de jeu, des infrastructures réseau ou des services publics. Une interruption touche alors l’accès des utilisateurs, sans prouver à elle seule que des fichiers ont été dérobés. Disponibilité, confidentialité et intégrité sont trois dimensions différentes de la cybersécurité. Un attaquant peut toutefois combiner plusieurs méthodes, ce qui impose de replacer un incident dans son contexte plutôt que de le qualifier à partir d’un simple message d’erreur.
Trafic reçu et capacité réellement disponible
Le volume en bits par seconde ne raconte qu’une partie de l’incident. Le nombre de requêtes, leur nature, leur durée et les ressources qu’elles mobilisent comptent aussi. Une application peut devenir indisponible avant que toute la bande passante soit utilisée. À l’inverse, une forte audience légitime n’est pas automatiquement une attaque.
Les publications réunies ici portent sur les incidents et les moyens de protection, notamment le filtrage et l’absorption du trafic par des infrastructures spécialisées comme celles de Cloudflare. La coopération avec l’hébergeur et l’opérateur intervient à un autre niveau que le seul réglage d’un site. Le suivi des cyberattaques permet de retrouver les conséquences, les investigations et les informations confirmées après les premières perturbations.