Une API, ou interface de programmation, définit comment un logiciel peut utiliser les fonctions ou les données d’un autre composant. Elle peut donner accès à une caméra, à un service de cartographie, à un catalogue ou à un modèle d’intelligence artificielle. L’application consommatrice n’a pas besoin de reproduire tout le fonctionnement interne du système qui fournit cette interface.
Une API locale appartient à un système ou à une bibliothèque ; une API Web échange avec un service distant. Dans ce second cas, une requête contient des paramètres et reçoit une réponse structurée ou une erreur. Les formats, les méthodes et les conditions d’accès doivent être documentés pour que les développeurs puissent intégrer le service de façon fiable.
L’authentification, les permissions et les quotas occupent une place importante. Une clé autorisant la lecture d’un catalogue ne devrait pas donner les mêmes droits qu’un accès permettant de modifier des comptes. Le secret utilisé pour appeler un service doit également être protégé : le placer dans un logiciel distribué au public peut le rendre récupérable.
Cette rubrique suit les interfaces proposées par les plateformes et leur rôle dans la création de logiciels. Les kits de développement peuvent simplifier leur emploi, sans remplacer la documentation du service.
Un changement de version, une limite de débit ou l’arrêt d’une ancienne interface peut affecter plusieurs applications à la fois. La gestion des erreurs, des délais et des tentatives répétées fait donc partie de l’intégration : une requête renvoyée après une coupure ne doit pas déclencher deux fois une même opération sensible.