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Nvidia veut répondre à l’une des critiques les plus persistantes adressées à l’intelligence artificielle : l’empreinte hydrique des immenses infrastructures nécessaires à son fonctionnement. Le groupe américain affirme que ses futurs data centers dédiés à l’IA pourront réduire jusqu’à 100 % l’eau utilisée pour le refroidissement grâce à une nouvelle architecture thermique reposant sur un circuit liquide fermé.
Le principe repose sur un mélange « recirculé » composé majoritairement d’eau et de propylène glycol, un composant proche de ceux employés dans certains liquides antigel automobiles. Contrairement aux installations traditionnelles, souvent dépendantes de tours de refroidissement et d’évaporation, ce fluide peut fonctionner à une température pouvant atteindre 45 °C, soit environ 113 degrés Fahrenheit.

Cette capacité permettrait de réduire fortement le recours aux groupes frigorifiques, aux ventilateurs énergivores et aux apports réguliers d’eau fraîche. Nvidia estime que l’adoption généralisée du refroidissement liquide pour les infrastructures IA pourrait diminuer sensiblement l’énergie consacrée à la dissipation thermique dans les centres de données à très grande échelle.
La communication de Nvidia intervient alors que les projets de data centers suscitent une opposition croissante dans plusieurs régions confrontées à la sécheresse ou à une forte pression sur les réseaux électriques. Les besoins en eau liés à l’IA ne concernent toutefois pas uniquement le refroidissement des serveurs : la production d’électricité, notamment lorsqu’elle dépend de centrales thermiques, peut elle aussi représenter une consommation importante.
Le constructeur reconnaît par ailleurs que les performances de son système dépendront du climat local. Dans les zones où les températures extérieures approchent ou dépassent 45 °C, des équipements complémentaires resteront nécessaires durant certains épisodes de chaleur extrême.
Cette évolution pourrait réduire les coûts d’exploitation et faciliter le déploiement de serveurs toujours plus puissants. Elle ne règle cependant pas l’ensemble du problème environnemental posé par l’explosion de l’IA générative. La sobriété énergétique, l’origine de l’électricité et la transparence sur les consommations réelles resteront déterminantes pour juger la durabilité des futurs data centers.
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