Nvidia sur le toit du monde technologique : sur le dernier trimestre 2025, la firme américaine a enregistré 68 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 73 % sur un an. L’activité liée aux centres de données représente à elle seule 62 milliards de dollars, ce qui illustre le rôle central des GPU dans l’économie de l’IA générative.
Dans le détail, 51 milliards proviennent des solutions de calcul – principalement les processeurs graphiques – tandis que 11 milliards sont issus des produits réseau comme NVLink. Sur l’ensemble de l’exercice annuel, le groupe atteint 215 milliards de dollars de revenus.

Lors de la conférence avec les analystes, le CEO Jensen Huang a souligné l’explosion de la demande : « La demande de tokens dans le monde est devenue complètement exponentielle. » Ce dernier ajoute que même des GPU lancés il y a six ans restent massivement exploités dans le cloud.
Chine, OpenAI et concurrence accrue
Des incertitudes sur les exportations
Malgré l’assouplissement récent des restrictions américaines, Nvidia ne déclare aucun revenu lié à des exportations de puces vers la Chine. La directrice financière, Colette Kress, précise que certaines autorisations ont été accordées pour des produits H200, sans impact financier à ce stade.
Le groupe indique aussi rester attentif à la montée en puissance d’acteurs chinois renforcés par de récentes introductions en Bourse, une concurrence susceptible de redistribuer les cartes du secteur de l’IA… à long terme.
Un partenariat stratégique en discussion avec OpenAI
Nvidia confirme par ailleurs poursuivre des négociations avancées avec OpenAI en vue d’un investissement stratégique. « Nous pensons être proches d’un accord », indique Jensen Huang, tout en rappelant qu’aucune garantie n’existe à ce stade.
Face aux interrogations sur les dépenses massives d’investissement des acteurs technologiques, le dirigeant se montre confiant : pour Huang, la puissance de calcul est désormais directement génératrice de revenus.