Après près de sept ans d’absence sur grand écran, Star Wars a retrouvé les salles avec The Mandalorian & Grogu. Le film de Jon Favreau a dominé le box-office lors du week-end de Memorial Day aux États-Unis, avec environ 102 millions de dollars récoltés sur quatre jours (près de 95 millions d’euros). À l’échelle mondiale, le lancement atteint environ 165 millions de dollars (près de 154 millions d’euros), ce qui dans l’absolu est plutôt solide.
Un retour gagnant, mais pas triomphal
Sur le papier, Disney peut donc souffler. Le film dépasse les attentes les plus prudentes des analystes et rappelle que Din Djarin et Grogu restent des personnages majeurs de ce qui reste de la franchise. Le public a répondu présent, avec en plus un accueil spectateurs nettement plus favorable que celui d’une partie de la critique (en France le film s’est fait étriller par les médias ciné).

Mais la comparaison avec les précédents films Star Wars nuance fortement ce succès, très fortement même.. Le Réveil de la Force (247 millions de dollars sur le premier week-end), Les Derniers Jedi ou Rogue One (155 millions) avaient démarré bien plus haut. Même Solo: A Star Wars Story, pourtant considéré comme un accident industriel pour Lucasfilm, a enregistré un box-office de lancement un poil au dessus (104 millions). Évidemment, il n’est pas question de comparer avec les premiers films Star Wars des années 70-80, ne serait-ce qu’à cause de l’inflation entre cette période et la notre.
Un film calibré pour limiter les risques
La vraie différence, et cette fois nettement à l’avantage du petit Grogu, se situe dans le budget. Avec environ 165 millions de dollars de coût de production estimés, The Mandalorian & Grogu est nettement moins exposé que les gros épisodes de la saga, souvent bien plus chers (entre 200 et 400 millions de dollars de budget). Disney devrait donc largement rentrer dans ses frais, voire plus… L’univers Star Wars n’est donc pas mort, mais on est loin de l’engouement suscité par les films les plus populaires de la franchise.