Washington aurait donné son feu vert à une dizaine d’entreprises chinoises pour que ces dernières puissent acheter les puissantes puces IA NVIDIA H200. Selon Reuters, Alibaba, Tencent, ByteDance, JD.com, Lenovo et Foxconn figurent parmi les sociétés ou distributeurs autorisés par le département américain du Commerce. Malgré cette ouverture, aucune livraison n’aurait encore eu lieu… et Pékin serait en grande partie responsable de la situation.
Un feu vert américain très encadré
Chaque client approuvé pourrait acheter jusqu’à 75 000 puces H200, directement auprès de NVIDIA ou via des intermédiaires. Ces processeurs comptent parmi les plus performants du groupe, derrière les B200 de génération Blackwell, toujours soumis à des restrictions plus strictes.

Le revirement américain est notable. Fin 2025, Washington avait commencé à assouplir l’accès au H200 pour certains clients chinois, après avoir longtemps bloqué les ventes de puces avancées par crainte d’un usage militaire ou stratégique. Les ventes resteraient toutefois assorties de garanties de sécurité et d’un mécanisme permettant aux États-Unis de percevoir une part des revenus liés aux exportations.
La Chine hésite encore
Jensen Huang cherche une issue diplomatique
Le blocage viendrait désormais surtout de Pékin. Les autorités chinoises auraient demandé aux groupes locaux de temporiser, à la fois pour soutenir les puces nationales et par crainte d’éventuelles vulnérabilités cachées dans les composants transitant par le territoire américain.
Jensen Huang, patron de NVIDIA, participe justement au voyage de Donald Trump en Chine, où il espère relancer les discussions avec Xi Jinping. Le CEO alerte depuis des mois sur le risque pour NVIDIA de perdre définitivement un marché chinois autrefois dominé à près de 95 %. Même autorisée par Washington, les ventes de H200 restent donc suspendues à un équilibre géopolitique extrêmement fragile.