Nintendo fait face à une action collective pour le moins inhabituelle aux États-Unis. Deux joueurs ont en effet saisi un tribunal fédéral dans l’État de Washington afin d’empêcher le groupe japonais de conserver seul d’éventuels remboursements liés aux droits de douane instaurés sous Donald Trump puis jugés illégaux par la Cour suprême. Les plaignants estiment qu’à partir du moment où Nintendo a répercuté ces surcoûts de taxe douanière sur les consommateurs, la firme japonaise ne devrait pas ensuite encaisser seule le bénéfice d’un remboursement public.
Nintendo accusé de se gaver sur les droits de douane
La plainte affirme que Nintendo aurait augmenté certains prix ou ajusté sa stratégie commerciale pour absorber l’impact des tarifs douaniers, avant de se tourner vers l’administration pour récupérer ces mêmes sommes. Les plaignants dénoncent ainsi des « profits indûment perçus » et estiment que l’entreprise pourrait être remboursée deux fois : une première fois par les consommateurs, une seconde par l’État fédéral.

Le texte va plus loin en soulignant la logique économique du dossier : « En réalité, les importateurs comme Nintendo n’ont pas supporté seuls tous les coûts des droits de douane. » Selon les demandeurs, ces charges auraient été transférées « aux consommateurs sous la forme de prix de détail plus élevés ».
La décision de la Cour suprême a changé la donne
Pour mieux comprendre cette affaire, il faut remonter un peu dans le temps : en février 2026, la Cour suprême américaine a invalidé l’essentiel des droits de douane imposés au nom de l’International Emergency Economic Powers Act. Depuis, l’agence américaine des douanes a ouvert un portail permettant aux importateurs de demander des remboursements sur des montants souvent considérables.
Nintendo n’est pas un cas isolé
Nintendo n’est d’ailleurs pas la seule entreprise visée par ce type de recours. D’autres grands groupes, comme FedEx ou Costco, ont aussi été attaqués ou poussés à préciser leur politique sur ces remboursements. FedEx a même annoncé qu’elle restituerait les montants concernés aux clients ayant effectivement supporté ces charges. Du côté de Nintendo, c’est peu dire que les dirigeants ont été nettement moins généreux. A noter que d’autres grands groupes comme Apple ont refusé de demander un remboursement, peut-être d’ailleurs par anticipation des ennuis judiciaires que cela pourrait générer.