Le rachat de SFR progresse, avec Altice, la maison-mère de l’opérateur au logo rouge, annonçant entrer en négociations exclusives avec Orange, Bouygues Telecom et Free qui proposent désormais 20,35 milliards d’euros.

Une offre à 20,35 milliards d’euros pour acquérir SFR
Orange, Bouygues Telecom et Free avaient fait une première offre en octobre d’un montant de 17 milliards d’euros. Celle-ci avait été rejetée moins de 24 heures après par Altice. Mais la situation a évolué au fil des mois, au point d’atteindre 20,35 milliards d’euros aujourd’hui. Et le fait que les opérateurs annoncent entrer en négociations exclusives signifie que nous sommes désormais à la dernière étape.
Dans un communiqué commun, les opérateurs annoncent qu’Altice, qui appartient à Patrick Drahi, a octroyé une période d’exclusivité au consortium (qui comprend Orange, Bouygues Telecom et Free) jusqu’au 15 mai 2026 afin de finaliser les termes et la documentation de la transaction.
Les opérateurs listent ces trois éléments pour le rachat :
- renforcer les investissements dans la résilience des réseaux très haut débit, dans la cybersécurité, mais aussi dans l’innovation et les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle
- consolider la maîtrise d’infrastructures stratégiques pour le pays
- préserver un écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs
Ils ajoutent que cette transaction permettra de pérenniser et renforcer l’ensemble du secteur de l’économie numérique et des télécommunications en France.
Les détails du rachat par Orange, Bouygues Telecom et Free
Dans le détail, l’offre de rachat porte sur l’acquisition de la plupart des actifs d’Altice France/SFR, mais exclut les participations dans les sociétés ACS/Intelcia, XP Fibre, UltraEdge et Altice Technical Services ainsi que les activités d’Altice France dans les départements et régions d’outre-mer.
Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange envisagent la répartition suivante du périmètre cible :
- l’activité et la clientèle « B2B » seraient reprises par Bouygues Telecom
- l’activité et la clientèle « B2C » seraient partagées entre Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange
- les autres actifs et ressources (notamment les infrastructures et les fréquences) seraient partagés entre Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange, à l’exception du réseau mobile de SFR en zone non dense qui serait repris par Bouygues Telecom
La répartition du prix de 20,35 milliards d’euros et de la valeur serait de l’ordre de 42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free-Groupe Iliad et 27 % pour Orange.
L’opération sera soumise à la consultation préalable des instances représentatives du personnel compétentes. Elle devra ensuite faire l’objet des autorisations réglementaires requises par les autorités compétentes, notamment au titre du contrôle des concentrations.
Enfin, bien que nous soyons au stade des négociations exclusives, les opérateurs concluent en indiquant : « il n’y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée ».
Ce n’est pas parce qu’une entreprise n’est pas au niveau escompté que sa disparition est forcément une bonne nouvelle pour les consommateurs.