La Rampocalypse a encore frappé : Samsung vient de nouveau d’augmenter les tarifs de plusieurs modèles de sa gamme Galaxy, et cette fois, même les anciens modèles sont touchés.
Des hausses de prix qui s’étendent à toute la gamme
Plusieurs modèles premium ont récemment vu leurs tarifs évoluer à la hausse, parfois de manière (très) significative. Les Galaxy S25, S25 FE et S25 Ultra sont concernés, avec des augmentations pouvant atteindre plus de 100 euros selon les configurations de stockage. Le phénomène ne s’arrête pas là : le Galaxy Z Fold 7, pourtant déjà installé sur le marché, subit lui aussi une révision tarifaire sur ses versions les plus haut de gamme.

Quelques exemples sont mieux que des mots : le Galaxy S25 avec 512 Go de stockage est passé à 1202 euros (contre 1082 euros précédemment), et l’on constate une évolution tarifaire similaire sur le Galaxy S25 FE, dont la version 512 Go passe à 1052 euros (+120 euros tout de même). Ces tarifs n’étaient pas nouveaux me direz-vous, mais que dire alors du Galaxy Z Fold 7 qui prend 80 euros de plus sur l’étiquette dans ses versions 512 Go et 1 To, ou bien encore du Galaxy Z Flip 7, dont le tarif passe de 1 319 euros en version 512 Go à 1 402,05 euros !

Ces « ajustements » tarifaires – qui touchent aussi quelques modèles de tablettes et de PC Samsung – ne s’accompagnent évidemment d’aucune amélioration technique. Les appareils concernés restent absolument identiques sur le plan matériel, ce qui renforce l’impression d’une stratégie purement économique.
Le rôle de la mémoire et de l’IA dans la hausse des coûts
Pour justifier ces augmentations, les sociétés de la tech évoquent régulièrement la montée des coûts liés aux composants, en particulier la mémoire (RAM, DRAM, NAND). L’essor de l’intelligence artificielle, très gourmande en ressources, exerce en effet une pression inouie sur la production de puces DRAM et NAND. Ces composants, absolument essentiels dans les smartphones modernes, voient donc leur prix grimper à mesure que la demande explose.
Une justification qui interroge
Cette explication ne convainc pas totalement cependant. Car dans ce cas précis, Samsung est lui-même un acteur majeur de la fabrication de mémoire, ce qui lui confère un certain contrôle sur ses coûts d’approvisionnement. Dans ce contexte, certains analystes estiment que ces hausses relèvent davantage d’un repositionnement tarifaire que d’une contrainte subie, ce qui a de quoi laisser songeur…
Une stratégie assumée dans un contexte financier favorable
Cette politique tarifaire intervient alors que Samsung affiche des perspectives financières particulièrement solides pour 2026, avec une forte croissance attendue de ses revenus et de ses bénéfices. Le groupe profite notamment du dynamisme de sa division mémoire, portée justement par la demande en IA et en data centers.
Dans ce contexte, l’augmentation des prix, y compris sur des modèles anciens, pourrait refléter avant tout une volonté de maximiser les marges. Un jeu dangereux au moment où le pouvoir d’achat des individus est souvent miné par l’explosion du prix de l’énergie (essence, gaz, etc.).