La NAND est une famille de mémoire flash qui conserve les données sans alimentation permanente. Elle constitue notamment le support de stockage des SSD, des cartes mémoire et de nombreux appareils mobiles. Cette fonction se distingue de celle de la mémoire vive utilisée pour les traitements en cours. Un appareil peut donc disposer de beaucoup de stockage tout en étant limité par sa RAM.
Les cellules enregistrent des informations à travers différents états électriques. Les appellations SLC, MLC, TLC et QLC correspondent à des quantités différentes de bits par cellule. Augmenter cette densité permet de stocker davantage dans une même surface, mais modifie les compromis de vitesse, d’endurance et de coût. Le nombre de couches d’une NAND 3D décrit une autre dimension : l’empilement vertical des cellules.
Une puce n’est pas un disque complet
Le contrôleur d’un SSD organise les lectures, les écritures, les corrections d’erreurs et la répartition de l’usure. La NAND ne s’efface pas simplement comme une variable logicielle : les opérations sont organisées en pages et en blocs. La gestion de l’espace libre et les zones employées comme cache peuvent alors influencer les performances pendant un transfert prolongé.
Les annonces de Micron et de SK hynix apportent un éclairage sur les technologies et la production. Pour l’utilisateur, le débit maximal annoncé ne décrit pas tous les usages : copies volumineuses, petits fichiers et sollicitations aléatoires présentent des profils différents.
L’endurance indiquée pour un produit doit aussi être rapprochée de sa capacité et de sa garantie. Conserver une sauvegarde indépendante reste nécessaire, car la persistance des données ne protège ni d’une panne électronique ni d’une suppression accidentelle.