Tesla a engagé une procédure judiciaire contre le Department of Motor Vehicles de Californie afin d’annuler une décision lui interdisant d’utiliser les appellations « Autopilot » et « Full Self-Driving » pour la commercialisation de ses véhicules. Cette action intervient après une décision rendue en décembre par un juge administratif, qui estimait que la communication du constructeur pouvait induire les consommateurs en erreur.
Le régulateur considérait alors que ces termes laissaient penser que les véhicules pouvaient circuler sans aucune intervention humaine. Tesla a depuis modifié sa terminologie, rebaptisant son offre avancée « Full Self-Driving (Supervised) », ce qui a permis d’éviter la suspension de sa licence de vente dans l’État.
Tesla dénonce une décision « infondée »
Dans sa plainte déposée le 13 février, le constructeur affirme que le DMV l’a qualifié « à tort et sans fondement » de publicitaire trompeur. L’entreprise juge la décision « factuellement erronée » et « inconstitutionnelle », et demande l’annulation pure et simple de la décision de justice.

Selon Tesla, il est en effet impossible d’acheter un véhicule de la marque sans être exposé à des « avertissements clairs et répétés » précisant que les systèmes d’aide à la conduite ne rendent pas la voiture autonome.
Un enjeu stratégique pour l’avenir de Tesla
Ce contentieux intervient alors que Elon Musk mise largement sur l’autonomie pour relancer la croissance du groupe. Après un recul des ventes en 2025, notamment en Europe, Tesla déploie son programme Robotaxi à Austin et prépare le lancement du Cybercab biplace. Entre ses annonces, les pressions réglementaires et les revers judiciaires, sans oublier le virage vers l’abonnement pour l’offre FSD, Tesla reste plus que jamais au cœur de l’actualité des VE.