Le Department of Motor Vehicles (DMV) de Californie a finalement décidé de ne pas suspendre les licences de vente et de production de Tesla pour 30 jours. En cause : l’abandon du terme « Autopilot » dans la communication commerciale du constructeur sur le territoire californien.
Cette décision met un terme à un contentieux entamé fin 2023, lorsque l’autorité accusait Tesla d’avoir enfreint la législation locale en utilisant des appellations jugées trompeuses pour ses systèmes d’assistance à la conduite, notamment Autopilot et Full Self-Driving. Le régulateur estimait que ces noms pouvaient induire les consommateurs en erreur sur les capacités réelles des véhicules.
Un virage complet sur le Full Self-Driving
Tesla avait déjà rebaptisé son offre en « Full Self-Driving (Supervised) », afin de préciser que la supervision du conducteur restait indispensable. Mais le maintien du terme Autopilot avait conduit le DMV à saisir un juge administratif, qui avait validé en décembre une suspension temporaire des licences.

Le régulateur a finalement accordé 60 jours au constructeur pour se conformer. « Depuis, Tesla a pris des mesures correctives et a cessé d’utiliser le terme trompeur ‘Autopilot’ dans le marketing de ses véhicules électriques en Californie », précise l’administration. Résultat : aucune suspension ne sera appliquée.
Vers une montée en puissance du FSD par abonnement
Au-delà de la Californie, Tesla a retiré Autopilot aux États-Unis et au Canada en janvier, une décision interprétée comme un moyen d’encourager l’adoption du FSD Supervised, désormais proposé uniquement via un abonnement mensuel de 99 dollars, après la suppression de l’option à 8 000 dollars.
Elon Musk a déjà prévenu cependant que ce tarif pourrait évoluer à mesure que le système gagnera en performances. Cette séquence illustre en tout cas la pression réglementaire croissante autour des aides à la conduite et la nécessité, pour les constructeurs, d’ajuster leur communication à la réalité technologique.