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YouTube s’engage à lutter activement contre la prolifération de contenus de mauvaise qualité générés par intelligence artificielle, tout en paradoxalement fournissant aux vidéastes des outils pour cloner leur propre apparence. Dans sa lettre annuelle publiée sur le blog de l’entreprise, le patron de YouTube Neal Mohan a promis de combattre ce qu’il qualifie de « AI slop » (bouillie d’IA), ciblant spécifiquement les vidéos répétitives, les piège à clics (aussi connus sous l’appellation putaclics) et le spam.

Le dirigeant de YouTube affirme que la plateforme possède déjà des systèmes robustes pour détecter ces contenus de mauvais qualité et compte les renforcer tout au long de l’année. Il adopte cependant une position nuancée, rappelant que des genres autrefois jugés non conventionnels, comme l’ASMR ou les vidéos de gameplay, sont désormais la norme. Cette comparaison suggère que YouTube pourrait ne pas imposer de directives rigides immédiatement, privilégiant probablement une modération au cas par cas pour distinguer l’expression libre du contenu nuisible.
Cette approche reflète un dilemme plus large dans la tech. À l’instar de Satya Nadella chez Microsoft, qui insiste sur la valeur réelle que doit apporter l’IA pour éviter une bulle spéculative, YouTube cherche un équilibre précaire. Le débat sur ce qui constitue du AI slop fait encore rage et les plateformes naviguent à vue en attendant qu’un consensus public émerge sur l’acceptabilité des contenus synthétiques.
En parallèle de ce nettoyage, YouTube accélère le déploiement de ses propres solutions génératives. Une autre annonce concerne une nouvelle fonctionnalité permettant aux créateurs de produire des vidéos Shorts en utilisant leur propre ressemblance générée par IA.
Cette nouveauté soulève des questions techniques immédiates, notamment sur sa cohabitation avec le système de détection de ressemblance lancé en octobre dernier. L’entreprise n’a pas encore détaillé comment elle compte harmoniser ces deux technologies pour éviter que son algorithme de protection ne signale par erreur les deepfakes autorisés et créés par les vidéastes eux-mêmes.
L’adoption de ces outils est déjà massive : en décembre, plus d’un million de chaînes ont utilisé quotidiennement les fonctions de création par IA de la plateforme. Pour 2026, les ambitions vont encore plus loin, avec la promesse de permettre aux utilisateurs d’expérimenter avec la musique et même de produire des jeux via un simple prompt.
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29 Jun. 2026 • 21:44