Orange, Bouygues Telecom et Free se préparent à formuler une nouvelle offre avant la fin avril pour racheter SFR, après une phase bouclée en cinq semaines et mobilisant près de 200 experts, selon La Lettre. Cette course contre la montre s’explique par un objectif politique : clôturer l’opération avant les élections présidentielles de 2027.

En octobre, le dossier avait calé quand Altice, maison-mère de SFR, avait refusé une offre à 17 milliards d’euros de la part d’Orange, Bouygues Telecom et Free. Le mois dernier, les trois opérateurs ont réaffirmé qu’ils voulaient toujours avancer, et la séquence actuelle illustre cette détermination par la vitesse d’exécution.
Le dossier a depuis progressé et ouvre la voie à une proposition formelle, avec une fenêtre qui se referme dès fin avril.
Pour situer l’ordre de grandeur évoqué, il s’est récemment dit que l’offre pourrait tourner autour de 20 milliards d’euros portant sur 80 % des actifs de l’opérateur.
Une opération calée sur l’agenda politique de 2027
L’accélération ne relève pas seulement d’une logique financière. Les opérateurs veulent finaliser le rachat de SFR avant les prochaines élections présidentielles qui auront lieu en 2027.
Emmanuel Macron soutiendrait aussi ce tempo rapide, avec l’idée de ne pas laisser l’opération se retrouver aspirée par la campagne. L’enjeu, pour les acteurs, est de sécuriser le dossier avant que le contexte politique ne le rende plus instable.
La vitesse se joue aussi côté régulation. Les parties auraient déjà multiplié les contacts informels avec l’Autorité de la concurrence pour préparer le terrain. L’objectif est d’éviter un blocage lors de l’examen du dossier d’Altice, qui est en préparation en coulisses depuis des mois via des allers-retours et des ajustements. Le cap est clair : traiter le dossier du rachat en moins d’un an.
Merci pour ton commentaire Michel,