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À la suite de l’annonce de l’acquisition de Warner Bros Discovery pour 82,7 milliards de dollars, le co-patron de Netflix, Ted Sarandos, a tenu à clarifier sa stratégie concernant la distribution des films au cinéma et en streaming. S’il affirme que sa plateforme ne nourrit aucune hostilité envers les cinémas, le dirigeant souligne néanmoins sa volonté de faire évoluer les fenêtres d’exploitation traditionnelles.

Lors d’une conférence avec les investisseurs, Ted Sarandos a insisté sur le fait que Netflix n’a pas d’opposition de principe à la diffusion de films au cinéma. Pour preuve, la plateforme a sorti 30 longs-métrages dans les salles obscures en 2025 (aux États-Unis du moins). L’entreprise s’attend à respecter les accords contractuels de Warner Bros et à maintenir les opérations actuelles du studio, y compris le cycle de vie des œuvres débutant par une exploitation en salle. Les accords actuels sont signés jusqu’en 2029.
Cette stratégie concerne également HBO, dont l’accord de production avec Warner Bros sera préservé. Le dirigeant assure que tout ce qui est prévu pour une sortie cinéma via Warner Bros continuera de suivre ce chemin.

Si le maintien des sorties au cinéma est acté, la chronologie de diffusion pourrait changer. Ted Sarandos critique ouvertement les longues périodes d’exclusivité des salles, qu’il ne juge pas favorables aux consommateurs.
Selon lui, ces fenêtres vont inévitablement « évoluer » pour permettre au public d’accéder aux contenus plus rapidement. Il est toutefois bon de noter que cela ne devrait pas bouger dans un seul pays au monde : la France. Cela s’explique par le fait qu’il existe la chronologie des médias, une loi bien française imposant des délais de sortie :
L’objectif principal de Netflix reste d’offrir des films en première exclusivité à ses abonnés. La plateforme de streaming continuera d’appliquer sa propre stratégie hybride, accordant des sorties limitées à certains titres majeurs ou prétendants aux récompenses, notamment les Oscars aux États-Unis.
Malgré ces assurances, les propriétaires de cinémas restent méfiants. Ils rappellent que Netflix a souvent critiqué leur modèle économique par le passé. L’année dernière, Ted Sarandos avait qualifié les salles de cinéma de « dépassées » lors du Time100 Summit, soulignant que la majorité des États-Unis n’a pas la chance de vivre à proximité d’un multiplexe comme à Manhattan (New York).
Ce passif, couplé à la volonté affichée de raccourcir les délais de sortie des films entre les cinémas et le streaming, alimente les craintes d’une transformation radicale du paysage cinématographique sous l’égide de Netflix.
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17 Oct. 2026 • 20:47
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