Le fantastique fait surgir un phénomène inhabituel ou surnaturel dans un cadre qui paraît d’abord familier. Apparition, métamorphose, objet impossible ou événement inexplicable peuvent perturber la compréhension des personnages. Dans une acception littéraire classique, l’hésitation entre explication rationnelle et surnaturelle occupe une place importante ; les usages du terme au cinéma et dans les jeux sont souvent plus larges.
Il faut distinguer ce registre de la fantasy, qui peut installer d’emblée un monde où la magie est admise, et de la science-fiction, qui imagine notamment des transformations liées à des découvertes ou à des technologies. Ces frontières restent poreuses : une œuvre peut mêler plusieurs approches sans entrer entièrement dans une seule catégorie. L’étiquette décrit alors une orientation de lecture, pas une classification absolue.
Les films, les séries télévisées et les jeux utilisent des moyens différents pour créer l’incertitude. Un cadrage peut dissimuler une présence, un son suggérer un danger et une mécanique de jeu faire douter de ce que le personnage perçoit. L’effet ne repose donc pas uniquement sur la visibilité d’une créature ou sur l’intensité d’une scène spectaculaire.
La rubrique Science-fiction permet d’explorer les récits voisins. Les adaptations modifient parfois le point de vue, le rythme et la part d’explication fournie au public. Une bande-annonce peut mettre en avant l’action alors que l’œuvre développe surtout l’attente ou l’ambiguïté. Les équipes créatives, le support et la manière dont le monde est présenté aident ainsi à comprendre un projet sans réduire le fantastique à un catalogue de monstres.