L’énergie nucléaire provient de transformations du noyau des atomes. Dans les centrales en exploitation, la fission libère de la chaleur en divisant certains noyaux lourds. Cette chaleur permet généralement de produire de la vapeur, puis de l’électricité grâce à une turbine et un alternateur. La fusion, qui rapproche des noyaux légers, relève d’un autre principe physique et d’autres développements technologiques.
Le réacteur n’est qu’une partie d’une installation complète. Refroidissement, conversion de l’énergie, contrôle, protection et gestion du combustible mobilisent des systèmes distincts. Les annonces concernant de petits réacteurs modulaires portent aussi sur les méthodes de construction et de déploiement. Une conception plus compacte ne supprime pas les besoins de validation, de surveillance ou de gestion des matières et des équipements en fin de vie.
Cette rubrique suit les recherches, les projets industriels et les usages de cette énergie dans l’univers technologique. Les besoins électriques des centres de données et de l’intelligence artificielle relient notamment les infrastructures numériques aux choix de production. Une entreprise qui signe un accord d’approvisionnement ne construit pas nécessairement elle-même une centrale et ne dispose pas immédiatement d’une capacité nouvelle.
La puissance d’une installation, exprimée en watts, doit être distinguée de l’énergie produite pendant une période. Coûts de construction, disponibilité, calendrier et raccordement influencent ensuite son apport au réseau. Les questions d’environnement concernent l’ensemble du cycle de vie, notamment les ressources, les déchets et les besoins en refroidissement. Une performance expérimentale ou une annonce de financement ne démontre pas, à elle seule, l’exploitation commerciale d’une nouvelle technologie.