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Roscosmos, l’agence spatiale russe, et l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) viennent d’annoncer un renforcement de leur collaboration avec notamment le projet (très) ambitieux de construire un réacteur nucléaire automatisé sur la Lune d’ici 2035. Ce futur réacteur s’inscrit dans le cadre de l’autre projet commun de Station internationale de recherche lunaire (ILRS). L’objectif global des deux pays consiste à établir une présence durable sur la Lune en transformant l’astre en un véritable hub de recherche scientifique et d’exploration ouvert à la collaboration internationale. Plusieurs pays se sont déjà déclarés intéressés par une collaboration à ce projet de station de recherche lunaire, dont le Venezuela, l’Afrique du Sud, la Biélorussie, l’Azerbaïdjan, et le Pakistan. L’ILRS se positionne en tout cas comme une étape majeure dans l’histoire de l’exploration lunaire… si tant est que ce projet aux dimensions pharaoniques reçoive un budget à la hauteur de ses ambitions.

L’adoption d’une source d’énergie nucléaire sur la Lune (ici par le biais d’un mini réacteur) représente une solution définitive aux défis énergétiques des futures missions lunaires. Ces dernières dépendent aujourd’hui de la seule énergie solaire et sont limitées par la longue période d’obscurité lunaire. Un mini-réacteur offrait une source d’énergie fiable et constante et permettrait d’entrevoir des misions d’exploration au long cours, enfin indépendante des contraintes solaires. Pour rapel, la NASA travaille aussi de son côté sur un projet de mini-centrales nucléaire lunaire, une centrale destinée à alimenter là encore une base lunaire permanente.
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