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Nintendo a obtenu 4,5 millions de dollars de dommages et intérêts contre James Williams, connu sous le pseudonyme Archbox, dans une affaire de piratage de jeux Switch. Un tribunal fédéral de l’État de Washington a rendu un jugement par défaut et lui a également ordonné de fermer les boutiques en ligne accusées de distribuer des copies piratées, comme l’indique Aftermath.

Nintendo avait attaqué James Williams en juin 2024, en l’accusant d’administrer plusieurs boutiques proposant de vastes catalogues de jeux Nintendo Switch piratés. L’entreprise lui reprochait également d’avoir utilisé sa position de modérateur sur le subreddit r/SwitchPirates pour promouvoir ces services et faciliter la distribution de copies non autorisées.
Le jugement par défaut découle de l’absence de réponse de James Williams à la procédure judiciaire. Nintendo avait demandé les 4,5 millions de dollars en octobre 2025 après cette absence et le tribunal a finalement accordé cette somme, calculée à partir de 30 jeux protégés par le droit d’auteur, avec 150 000 dollars de dommages pour chacun.
Le tribunal ordonne également à James Williams de désactiver immédiatement les boutiques en ligne qu’il exploite ou contrôle et qui proposent des bibliothèques de jeux Switch piratés. L’injonction vise aussi les comptes de réseaux sociaux utilisés pour distribuer les contenus concernés.
Nintendo avait identifié James Williams comme l’un des principaux modérateurs de r/SwitchPirates, une communauté qui comptait alors près de 190 000 membres. Selon la plainte, il a publié des milliers de commentaires et de messages depuis 2019 et a joué un rôle central dans plusieurs boutiques proposant des jeux piratés.
L’entreprise a notamment réussi à relier l’identité d’Archbox à un compte Nintendo utilisé pour demander une réparation matérielle. Cette information a permis à la société derrière Mario et Zelda de retrouver son adresse et de lui envoyer une mise en demeure avant l’engagement de la procédure.
Cette décision intervient après plusieurs procédures visant l’écosystème du piratage sur Switch. En septembre, un tribunal néerlandais a interdit la vente du MIG Switch permettant de contourner les protections de la console et de jouer à des copies non autorisées de jeux.
Le dossier de James Williams/Archbox illustre aussi la stratégie de Nintendo visant différents maillons de la chaîne, des vendeurs de matériel de contournement aux plateformes et personnes accusées de distribuer les jeux. En l’absence de défense de James Williams, le tribunal a toutefois rendu son jugement par défaut, ce qui distingue cette décision d’un procès contradictoire ayant examiné les arguments des deux parties.
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