Westworld s’apprête à retrouver le grand écran. Warner Bros. développe une nouvelle adaptation de l’univers imaginé par Michael Crichton, avec David Koepp à l’écriture (le Mission Impossible de Brian de Palma, Panic Room, le Spider-Man de Sam Raimi). Le scénariste connaît bien le thème des parcs à thème devenus incontrôlables : Koepp avait adapté Jurassic Park pour Steven Spielberg en 1993.
Un retour aux origines de Michael Crichton
Avant d’être une série HBO diversement appréciée, Westworld était un film datant de 1973, écrit et réalisé par Michael Crichton (l’auteur de l’ouvrage éponyme). L’intrigue se déroule dans un parc d’attractions futuriste où des visiteurs fortunés pouvaient vivre une expérience de western grandeur nature face à des androïdes… jusqu’au moment où les machines échappent au contrôle de leurs créateurs.

Image tirée de Westworld (Mondwest en version originale), le film culte de 1973 avec Yul Bryner en vedette
La nouvelle version ne devrait pas prolonger directement la série HBO, annulée en 2022 après quatre saisons, et s’annonce plutôt comme une relecture cinématographique du concept original (même si Warner Bros. garde encore le scénario secret). Un « grand cinéaste » serait déjà intéressé par le projet, sans que son nom ait été révélé (Spielberg ?)
Une franchise de science-fiction toujours très actuelle
IA, robots et parcs immersifs
Le retour à l’écran de Westworld intervient à un moment où l’intelligence artificielle, les robots humanoïdes et les expériences dites « immersives » occupent une place centrale dans l’actualité technologique. Le thème de machines conçues pour servir les humains avant de se rebeller résonne de façon beaucoup plus actuelle en 2026…

La série HBO, lancée en 2016, avait marqué les esprits par ses questionnements sur la conscience artificielle, la mémoire et la violence du divertissement. Son retrait des plateformes de streaming avait toutefois laissé un goût amer aux fans. Reste à savoir si ce nouveau Westworld saura retrouver le vertige philosophique de la série tout en renouant avec l’efficacité parfois brutale du film original.