Sony Interactive Entertainment tente de refermer un dossier juridique sensible autour du PlayStation Store. Aux États-Unis, un tribunal fédéral de Californie a donné son feu vert préliminaire à un accord de 7,85 millions de dollars, soit environ 6,7 millions d’euros, dans une action collective visant les ventes de jeux numériques PS4 et PS5.
Le monopole numérique du PlayStation Store contesté
L’affaire Caccuri v. Sony Interactive Entertainment, ouverte en 2021, accuse Sony d’avoir réduit la concurrence après avoir empêché, à partir de 2019, la vente par les revendeurs tiers de codes de téléchargements pour les jeux PlayStation. Les plaignants estiment que cette décision a concentré les ventes numériques sur le seul PlayStation Store et a ainsi contribué à maintenir des prix nettement plus élevés. A noter que si aucune plainte de ce type ne cible Xbox, c’est tout simplement parce que Microsoft de son côté autorise la vente de codes de téléchargements en dehors du Xbox Store.

Malgré l’accord, Sony continue de contester toute forme de faute. L’avis de règlement précise d’ailleurs que « le tribunal n’a pas décidé que le défendeur avait commis une quelconque infraction ». L’accord reste donc en l’état une sortie négociée, pas une reconnaissance de culpabilité, ce qui reste un moindre mal pour Sony dans la mesure où le fabricant est poursuivi pour les mêmes motifs dans d’autres pays, notamment au Royaume Uni (où les plaignants réclament 2 milliards de livres sterling de dommages et intérêts), ou en Allemagne. Calme plat en France donc…
Des crédits PSN plutôt qu’un remboursement classique
Plus de 4,4 millions de comptes concernés
Les joueurs éligibles sont des consommateurs américains ayant acheté certains jeux numériques entre le 1er avril 2019 et le 31 décembre 2023. Si l’accord reçoit une validation définitive lors de l’audience prévue le 15 octobre 2026, les compensations devraient prendre la forme de crédits PSN automatiquement versés sur les comptes concernés. Il n’y a pas de petits profits… Enfin, le montant sera réparti entre environ 4,4 millions de membres, ce qui limitera fortement l’indemnisation individuelle.
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