Le conflit social monte d’un cran chez Samsung Electronics, et ça ne va sans doute pas arranger la disponibilité des puces DRAM au niveau mondial. En Corée du Sud, la production nocturne de puces a fortement reculé après qu’une partie des salariés syndiqués a participé à une réunion syndicale pour décider des moyens à mettre en oeuvre pour obtenir de meilleurs salaires. Si l’on en croit le syndicat, l’impact a été particulièrement lourd sur les lignes de fonderie, touchant de plein fouet l’activité mémoire de Samsung.
Une chute brutale sur certaines lignes de production
D’après les chiffres avancés par le syndicat, la production de puces de fonderie aurait chuté de 58 % pendant le poste de nuit suivant la réunion, tandis que les puces mémoire auraient enregistré un recul de 18 %. Le mouvement a pris forme autour du complexe industriel de Pyeongtaek, au sud de Séoul, où plusieurs dizaines de milliers de salariés ont réclamé une meilleure rémunération et une part plus importante des profits tirés du boom de l’intelligence artificielle. Les manifestants ont notamment scandé des slogans exigeant de « rendre la rémunération transparente » et de « supprimer les plafonds sur les bonus ».

Une énorme menace sur le prix de la RAM
Cette réunion/manifestation syndicale s’est traduite par une décision collégiale qui menace cette fois – sur la durée – la production de puces DRAM sur les chaines de Samsung. Les employés du géant sud-coréen ont en effet décidé de lancer un mouvement de grève à partir du 21 mai prochain, et ce pendant 18 jours ! Les analystes tablent déjà sur un risque de tension extrême sur le prix des puces, Samsung occupant près de 36% du marché mondial de la production de la DRAM. Les tarifs pourraient encore grimper de 30% sur certains modèles de disques SSD !
Samsung va devoir agir vite… oui, mais dans quel sens ?
Autant dire que dans ce contexte ultra tendu, l’équation n’est pas simple pour Samsung. Le géant de l’électronique va devoir contenir un énorme mécontentement social de sa base tout en évitant de fragiliser davantage une chaîne de production scrutée de très près par des centaines de sociétés de la tech mondiale. Si aucun compromis n’émerge rapidement, cette contestation pourrait alors devenir un nouveau foyer d’embrasement des tarifs des puces RAM, avec comme corolaire une nouvelle et probable augmentation des prix au client final.
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