L’affaire du film La Légende de Aang : le dernier maître de l’air ne relève plus seulement du piratage : elle est désormais entre les mains de la police de Singapour après l’arrestation d’un suspect de 26 ans. Les enquêteurs disent avoir retrouvé chez lui une copie numérique du film et décrivent un accès distant non autorisé à un serveur média, utilisé pour télécharger puis diffuser le long-métrage en ligne.

Selon Strait Times et la police à Singapour, les appareils électroniques saisis contenaient une copie du film non sorti et l’homme est visé pour accès non autorisé à des données informatiques, une infraction passible de jusqu’à sept ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 50 000 dollars.
Le film a fuité sur Internet, jusqu’à être publié intégralement sur X/Twitter. Une fuite de cette ampleur aussi loin de la sortie reste rare, ce qui explique la résonance inhabituelle de l’affaire bien au-delà du cercle des sites pirates ou des réseaux sociaux.
Une fuite qui frappe un film déjà fragilisé
Le dossier touche un projet déjà sensible. La Légende de Aang : le dernier maître de l’air, adapté de l’univers Nickelodeon Avatar, le dernier maître de l’air et animé par Flying Bark Productions en Australie, devait initialement sortir au cinéma en octobre avant d’être redirigé vers une sortie en streaming sur Paramount+, une décision qui avait déjà suscité des protestations chez les fans.
La fuite a aussi provoqué la colère de plusieurs artistes impliqués dans le film. L’animatrice Julia Schoel a dénoncé le fait d’avoir travaillé pendant des années pour voir ensuite le long-métrage circuler en ligne avant sa sortie, alors même que l’équipe espérait le célébrer au cinéma.
Ce contexte donne une portée particulière à l’arrestation. L’enquête ne cherche pas seulement à identifier l’origine d’une diffusion illégale, mais à répondre à une fuite qui a frappé un film déjà fragilisé par son basculement vers le streaming et par la frustration ouverte d’une partie de son équipe créative.
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