Sega met fin à l’un de ses projets les plus ambitieux… et les plus flous. Cinq ans après en avoir fait l’annonce, l’éditeur japonais a confirmé l’abandon de son programme Super Game dans ses résultats financiers de l’exercice 2026. Présenté comme un futur pilier mondial du groupe, le projet n’aura finalement jamais été dévoilé sous une forme concrète.
Un concept ambitieux resté très vague
Sega avait décrit ce Super Game comme une production capable de dépasser les jeux traditionnels, avec une dimension mondiale, connectée et massivement en ligne. Le développement devait s’appuyer sur le cloud Azure de Microsoft, signe d’une volonté de bâtir une expérience vidéoludique à très grande échelle.

Le groupe japonais prévoyait d’investir environ 880 millions de dollars (près de 753 millions d’euros), avec une sortie initialement fixée au mois de mars 2026 (raté donc). Mais le projet a souffert d’un manque de lisibilité, tandis que le marché des jeux-service devenait bien plus risqué et plus coûteux, en témoignent d’ailleurs l’énorme échec de Concord et les difficultés de Marathon.
Le revers des jeux gratuits et du modèle service
Retour vers Virtua Fighter, Crazy Taxi et Streets of Rage
Sega explique sa décision par les performances décevantes de ses titres free-to-play et GaaS (games-as-a-service), dont Sonic Rumble Party. Le groupe évoque aussi les difficultés financières liées à Rovio, le studio d’Angry Birds, qui avait été racheté pour renforcer sa présence sur mobile.

Plus de 100 employés auparavant affectés à ces projets seront redirigés vers des jeux premium et des licences historiques. Sega veut désormais capitaliser sur des marques plus identifiées, avec les retours annoncés de Virtua Fighter, Golden Axe, Streets of Rage, Crazy Taxi, Shinobi ou bien encore le cultissime OutRun. L’éditeur mise aussi fortement sur le cinéma, porté par le succès des films Sonic, au point de prévoir déjà d’autres adaptations.
Retour donc aux sources pour Sega, ce qui devrait donc ravir les nombreux fans du roi de l’arcade ainsi que tous ceux aussi qui ne se sont jamais véritablement consolés de l’échec de la Dreamcast.
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