Hideki Sato, personnalité emblématique de SEGA, est décédé le 13 février 2026 à l’âge de 77 ans. Peu connu du grand public, Hideki Sato a pourtant joué un rôle déterminant dans la conception des consoles qui ont marqué plusieurs générations de joueurs. Souvent présenté comme l’un des « pères du hardware SEGA », Sato incarnait cette génération d’ingénieurs dont les choix techniques ont façonné le multimedia vidéoludique.
Entré chez SEGA en 1971, à une époque dominée par l’arcade, Hideki Sato participe d’abord au développement de bornes comme Monaco GP ou Turbo. Cette culture de l’efficacité immédiate et du gameplay nerveux influencera durablement l’ADN des consoles « maison » de la marque japonaise.
De la Master System à la Dreamcast
Au fil des décennies, Hideki Sato accompagne – et souvent dirige – la conception de machines devenues cultes : Master System, Mega Drive, Saturn et bien sûr la mythique Dreamcast. Chaque génération de console reflète une vision technique affirmée, parfois audacieuse (trop ?). La Mega Drive impose l’image d’une console tournée vers l’action et l’arcade. La Saturn illustre les défis de la transition vers la 3D. Quant à la Dreamcast, elle reste associée à une approche précoce du jeu en ligne et à une architecture innovante (la carte-mère Naomi, la borne d’arcade à la maison !).

Président à l’heure du tournant stratégique
Entre 2001 et 2003, Sato occupe également la présidence de SEGA, au moment où l’entreprise se retire du marché des consoles pour devenir éditeur tiers. Une transition délicate qui marque (hélas) la fin d’une ère industrielle.
Au-delà des succès commerciaux, l’héritage de Hideki Sato réside dans une conviction : le hardware n’est jamais neutre. Une console influence les jeux qu’elle accueille et l’imaginaire qu’elle nourrit. À travers ses machines, SEGA a laissé une empreinte durable sur l’industrie, dont Sato fut l’un des principaux architectes.