Figure fondatrice du jeu vidéo moderne, David Rosen est décédé le 25 décembre 2025 à l’âge de 95 ans. Cofondateur et ancien président de Sega, David Rosen a profondément marqué l’essor de l’industrie vidéoludique au Japon et à l’international, contribuant à faire de Sega l’un des noms les plus emblématiques du secteur. Rosen est resté impliqué dans l’entreprise japonaise jusqu’à son départ à la retraite en 1996.
D’un parcours atypique à l’arcade japonaise
Né à Brooklyn en 1930, rien ne destinait initialement David Rosen à devenir un pilier du divertissement numérique. Ancien pilote de l’US Air Force durant la guerre de Corée, Rosen s’installe ensuite au Japon, un pays alors en pleine reconstruction. En 1954, il y fonde Rosen Enterprises, une société spécialisée dans la photographie avant de connaître un succès retentissant avec l’importation et l’exploitation de photomatons à travers l’archipel.
La naissance de Sega et l’âge d’or de l’arcade
Son activité évolue rapidement vers les machines à pièces. En 1965, la fusion de Rosen Enterprises avec Nihon Goraku Bussan donne naissance à Sega, contraction de “service games”. Dès 1966, la borne Periscope rencontre un succès mondial et marque l’entrée fracassante de Sega dans l’histoire de l’arcade. Même après la vente de l’entreprise au groupe Gulf+Western en 1969, Rosen reste un acteur central du développement de nouvelles machines et du rayonnement international de la marque… tout en restant très peu connu du grand public. Un géant discret en somme…

Des licences cultes et la naissance de Sega of America
Dans les années 1980, David Rosen participe à la structuration de Sega of America et accompagne la transition vers le jeu à domicile. Si la SG-1000 peine face à Nintendo, Sega s’impose avec la Master System, puis la Mega Drive, forgeant une identité plus audacieuse et donnant naissance à des licences devenues cultes comme Sonic, Golden Axe ou Shinobi.
Visionnaire discret mais déterminant, David Rosen laisse derrière lui un fantastique héritage. A l’heure où Sega revient en force en tant qu’éditeur et développeur de jeux vidéos, la disparition de ce monument clôt définitivement la période du Sega « fabricants de consoles ».