OpenAI a annoncé il y a quelques heures une modification de son récent accord avec le Département de la Défense américain, et ce après une énorme vague de critiques sur l’usage potentiel de ses technologies dans des opérations militaires classifiées. L’entreprise dirigée par Sam Altman reconnaît désormais avoir agi trop rapidement en officialisant ce partenariat.

Dans un message publié sur X, le CEO précise que le contrat serait amendé afin d’interdire explicitement toute utilisation des systèmes d’OpenAI pour la surveillance domestique des citoyens américains. Il précise également que certaines agences de renseignement, dont la NSA, ne pourront exploiter ces outils sans modification contractuelle supplémentaire.
Sam Altman admet même une erreur de communication : « Les enjeux sont extrêmement complexes et exigent de la clarté. Nous voulions éviter une situation plus grave, mais cela a pu paraître opportuniste et bâclé. »
Contexte tendu dans l’écosystème de l’IA
Anthropic et la ligne rouge des armes autonomes
L’affaire intervient après un différend entre le Pentagone et Anthropic, créateur du modèle Claude, le CEO d’Anthropic refusant que son IA soit utilisée pour concevoir des armes totalement autonomes. Suite à cette prise de position, Donald Trump est rentré dans une colère noire, allant même jusqu’à menacer de placer Anthropic sur la liste des sosiétés dangereuses pour la sécurité nationale. La firme d’IA a ensuite été écartée de nombre de projets fédéraux.

Malgré ces fortes tensions, Claude resterait impliqué dans des contextes militaires selon plusieurs médias américains, le Pentagone n’ayant pas commenté ces informations.
Impact immédiat sur ChatGPT
Concernant OpenAI, la réaction du public ne s’est pas fait attendre. Si l’on en croit des données d’analyses de marché, les désinstallations de ChatGPT auraient bondi de 200 % après l’annonce du partenariat. Dans le même temps, Claude a grimpé en tête du classement de l’App Store d’Apple.
Ce nouvel épisode illustre les débats croissants sur l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur de la défense, secteur où ces technologies servent déjà à analyser des données massives, optimiser la logistique ou bien encore accélérer la prise de décision stratégique.
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