Paramount enquête sur la fuite du film La Légende de Aang : le dernier maître de l’air, mis en ligne en intégralité sur X (ex-Twitter) plusieurs mois avant sa sortie. Selon Variety, le studio affirme que le leak ne vient pas de ses propres systèmes, dans un dossier déjà explosif après la décision de réserver le film à Paramount+.

L’ampleur de la fuite en fait un cas à part. Le piratage et la circulation d’extraits sur les réseaux sociaux sont fréquents, mais voir un film complet apparaître aussi tôt avant sa sortie reste beaucoup plus rare. Malgré les tentatives de retrait, le film reste visible sur X.
Le compte à l’origine de la publication initiale, ImStillDissin, a affirmé avoir reçu par erreur le film complet de la part d’une personne liée à Nickelodeon, filiale de Paramount Global. L’enquête préliminaire menée par Paramount écarte toutefois cette version sur un point central : la vulnérabilité identifiée n’aurait aucun lien avec les systèmes de Paramount.
La Légende de Aang : le dernier maître de l’air s’appuie sur l’univers de la série Nickelodeon Avatar, le dernier maître de l’air. Le film d’animation a été réalisé par Flying Bark Productions, un studio basé en Australie.
Le contexte de sortie alourdit encore l’affaire. Le long métrage devait d’abord sortir au cinéma en octobre, avant que Paramount ne décide finalement de le distribuer exclusivement sur sa plateforme de streaming Paramount+. Ce changement avait déjà déclenché des protestations chez les fans. La fuite intervient donc sur un projet qui avait déjà perdu une partie de sa dynamique publique.
Les artistes dénoncent un double gâchis
Des artistes ayant travaillé sur le projet ont fait part de leur colère sur les réseaux sociaux. Leur réaction montre que la fuite touche aussi directement la reconnaissance du travail créatif investi dans le film.
L’animatrice Julia Schoel a écrit sur X : « Nous avons travaillé sur le film Aang pendant des années avec l’idée que nous pourrions célébrer tout notre travail au cinéma, pour finalement voir des gens le faire fuiter sans cérémonie et partager nos plans sur Twitter comme des bonbons ». Elle a aussi jugé que la « terrible décision » de Paramount de retirer le film des salles ne justifiait pas pour autant sa mise en ligne illégale.