La NASA prépare l’entrée en scène de son prochain grand observatoire spatial. Le Nancy Grace Roman Space Telescope, dont le lancement est prévu dès septembre 2026 si le calendrier est respecté, s’annonce déjà comme l’un des instruments les plus ambitieux de la décennie. Moins connu du grand public que Hubble ou James Webb, Roman pourrait pourtant jouer un rôle décisif pour l’astrophysique moderne, en apportant notamment de nouvelles données concernant l’énergie noire ou les exoplanètes.
Un champ de vision gigantesque pour cartographier l’Univers à grande vitesse
La grande force de Roman réside dans sa capacité à observer d’immenses portions du ciel d’un seul coup d’œil. Son miroir est comparable en taille à celui de Hubble, mais son champ de vision est cent fois plus large. Autrement dit, là où Hubble excelle dans l’observation fine et ciblée, Roman doit permettre une exploration panoramique, capable de révéler des phénomènes rares, transitoires ou encore totalement inconnus.

Julie McEnery, scientifique principale du projet, résume cette singularité en expliquant que « Roman révélera de nombreux objets auparavant inconnus ». La scientifique affirme que « nous n’avons jamais eu d’observatoire de ce type pour balayer le cosmos », ajoutant que Roman pourrait permettre de découvrir « des classes entièrement nouvelles d’objets et d’événements ».
Énergie noire, exoplanètes et nouveaux mondes au programme
Après son lancement à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX, Roman prendra la direction d’un point d’observation situé à près d’1,6 million de kilomètres de la Terre. ILe télescope spatial embarquera deux instruments majeurs, soit une caméra grand champ de plus de 300 mégapixels et un coronographe à fort contraste conçu pour observer des exoplanètes normalement noyées dans la lumière de leur étoile.
Le chaînon manquant entre Hubble et Webb
Roman n’a pas été conçu pour remplacer Hubble ou James Webb, sont rôle étant plutôt de compléter le travail de ces deux télescopes spatiaux. Là où d’autres observatoires savent avant tout « zoomer » sur des objets remarquables, Roman sera chargé de repérer ces mêmes objets à grande échelle. Un chainon essentiel donc pour accroitre rapidement le volume de données exploitables par les scientifiques.