La matière noire désigne une composante de l’Univers dont l’existence est déduite de ses effets gravitationnels. Elle ne se manifeste pas par la lumière comme les étoiles et les nuages de gaz observés avec un télescope. Son nom décrit donc un problème de physique et d’observation, pas une matière dont la nature aurait déjà été identifiée.
La rotation des galaxies, les mouvements au sein des amas et les déformations de la lumière par les lentilles gravitationnelles fournissent des indices complémentaires. Les chercheurs comparent ces mesures à la quantité de matière ordinaire visible et aux modèles d’évolution de l’Univers. Une seule photographie ne résume pas l’ensemble de ces arguments.
Une nature encore recherchée
Plusieurs hypothèses cherchent à expliquer cette composante, notamment avec des particules qui interagiraient très faiblement avec la matière ordinaire. Les expériences de détection directe, les observations astronomiques et les travaux théoriques explorent des pistes différentes. Un signal inhabituel doit être confronté aux bruits de fond et à d’autres explications avant de devenir une identification.
La matière noire ne doit pas être confondue avec l’énergie noire, associée à l’expansion accélérée de l’Univers, ni avec un trou noir. Les rubriques Astrophysique et Astronomie permettent de replacer ces recherches parmi l’étude des galaxies et des grandes structures. Des cartes de matière noire sont reconstruites à partir de mesures : elles représentent une distribution estimée, et non une surface photographiée directement comme celle d’une planète.