La pression concurrentielle d’Anthropic pousse OpenAI à revoir sa copie : l’entreprise va fusionner ChatGPT, sa plateforme de développement Codex et son navigateur Atlas en une seule « super app » pour ordinateur, sous la supervision de Fidji Simo, directrice des applications, et de Greg Brockman, président d’OpenAI.

Une « super app » avec ChatGPT, Codex et Atlas
La décision tranche avec l’approche de 2024, marquée par une prolifération de produits autonomes qui n’ont pas toujours trouvé leur public et ont dilué les ressources internes. Dans une note adressée aux employés, Fidji Simo a formulé le diagnostic sans détour : « Nous avons réalisé que nous dispersions nos efforts sur trop d’applications et de stacks, et que nous devions simplifier. Cette fragmentation nous a ralentis et a rendu difficile l’atteinte du niveau de qualité que nous visons ».
Sam Altman, le patron d’OpenAI, Mark Chen, le directeur de la recherche et Fidji Simo ont passé les dernières semaines à auditer le portefeuille produit de la start-up d’intelligence artificielle pour identifier ce qu’il fallait retirer de la priorité. Lors d’une réunion générale la semaine dernière, Fidji Simo a averti les équipes qu’elles ne pouvaient pas se permettre de se disperser dans des quêtes secondaires face au succès rapide d’Anthropic auprès des entreprises et développeurs, notamment grâce à Claude Code et Cowork. Une porte-parole d’OpenAI a confirmé au Wall Street Journal que la société opérait en mode « code rouge » au vu de la situation.
La « super app » ciblera en priorité les capacités d’IA agentique, permettant à des systèmes autonomes d’effectuer des tâches directement sur l’ordinateur de l’utilisateur : écriture de code, analyse de données et automatisation de flux de travail. Côté calendrier, Codex intégrera d’abord de nouvelles fonctionnalités agentiques au-delà du développement logiciel, avant que ChatGPT et Atlas ne rejoignent la plateforme unifiée. L’application mobile de ChatGPT, elle, reste inchangée.
L’enjeu dépasse le produit : OpenAI et Anthropic se livrent une course aux revenus des entreprises, les deux groupes envisageant une introduction en bourse d’ici la fin de l’année.