Les démonstrations de robots sportifs font souvent sourire… jusqu’au moment où les performances deviennent crédibles. En Chine, la société Galbot affirme avoir franchi un cap avec son humanoïde G1, un robot capable d’enchaîner de vrais échanges au tennis face à des joueurs humains. La prouesse est autant matérielle que logicielle, car sur un court, il faut anticiper la trajectoire, ajuster la raquette, se déplacer et garder l’équilibre, le tout en temps réel.
Le tennis est un casse-tête pour un humanoïde
À la différence d’une marche “stable” ou d’un salto préparé, le tennis impose une coordination totale du corps et une réaction rapide à un objet imprévisible. Le robot doit décider où se placer, quand armer, à quelle hauteur frapper et comment corriger sa posture après l’impact. C’est précisément ce que Galbot cherche à résoudre avec Latent, présenté comme un algorithme de planification et de contrôle “corps entier” conçu pour la pratique athlétique.
Un apprentissage à partir de mouvements humains
Galbot aurait commencé par enregistrer les mouvements de cinq joueurs amateurs, en se concentrant sur les fondamentaux : coup droit, revers, pas chassé, pas croisé. Environ cinq heures de capture ont ensuite été adaptées au robot, puis corrigées pour tenir compte de sa morphologie et de ses contraintes mécaniques. Les ingénieurs ont même dû compléter les données avec des mouvements de poignet, absents des enregistrements initiaux mais totalement indispensables pour contrôler l’orientation de la raquette.
Vidéo, code et ambitions au-delà du tennis
Résultat (spectaculaire) de ce travail de recherche : le G1 s’avère capable de soutenir plusieurs échanges avec un être humain certes pas trop pressé de finir l’échange. Galbot a mis à disposition des curieux (et des plus qualifiés) du code et des ressources sur GitHub, avec déjà l’idée de réutiliser cette approche pour d’autres sports ou disciplines, comme le football ou le parkour.