La stratégie de Meta dans la réalité virtuelle continue de peser lourdement sur les finances du groupe. Selon les derniers résultats publiés par Meta, sa division Reality Labs a enregistré une perte colossale de 19,1 milliards de dollars en 2025, soit un niveau supérieur à celui de l’année précédente. Cette trajectoire ne devrait pas s’inverser à court terme puisque le groupe anticipe des pertes similaires en 2026.
Des pertes massives malgré une activité commerciale en progression
Sur le seul quatrième trimestre, Reality Labs a accusé un déficit de 6,2 milliards de dollars, pour un chiffre d’affaires inférieur au milliard. À l’échelle de l’année, les ventes de la division se sont établies autour de 2,2 milliards de dollars, un montant très éloigné des investissements engagés. Cette situation intervient après une vague de licenciements touchant près de 10 % des effectifs de l’unité, soit environ un millier de postes supprimés.

Meta mise désormais davantage sur les lunettes connectées et l’IA
Lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs, Mark Zuckerberg a défendu la vision à long terme du groupe, tout en reconnaissant que les pertes allaient se poursuivre. « Pour Reality Labs, nous orientons désormais l’essentiel de nos investissements vers les lunettes et les wearables, tout en cherchant à faire d’Horizon un succès massif sur mobile et à bâtir un écosystème VR rentable dans les années à venir », a-t-il déclaré. Le dirigeant a toutefois admis que 2026 devrait marquer un pic de pertes avant une éventuelle décrue.
Depuis l’annonce du virage vers le métavers en 2021, la division VR de Meta peine à convaincre, tant auprès des utilisateurs que des marchés. La fermeture progressive de plusieurs studios internes et l’abandon récent de l’application Workrooms, dédiée au travail collaboratif en réalité virtuelle, confirment un recentrage stratégique.
À mesure que Meta renforce ses investissements dans l’intelligence artificielle et les technologies portables, l’avenir de la réalité virtuelle au sein du groupe reste incertain. Reste à savoir si cette transition suffira à transformer un pari technologique coûteux en un véritable moteur de croissance durable.