WhatsApp annonce le déploiement de comptes gérés par un parent, une nouvelle fonctionnalité destinée aux enfants de moins de 13 ans. Le déploiement commence cette semaine auprès d’un nombre limité d’utilisateurs avant d’être étendu progressivement au fil des mois.

Un contrôle par les parents sur WhatsApp
La configuration repose sur une association physique des appareils : le parent doit placer son téléphone à côté de celui de l’enfant pour lier les deux comptes. L’adulte devra prouver sa majorité via un selfie, un mode de vérification de l’âge de plus en plus répandu sur Internet. Une fois le compte créé, les paramètres de confidentialité et de sécurité sont protégés par un code PIN sur l’appareil de l’enfant, que seul le parent peut modifier.
Les contrôles parentaux sont nombreux. Le parent décide qui peut contacter l’enfant et quels groupes il peut rejoindre. Il examine les demandes de discussion provenant de contacts inconnus et reçoit une notification chaque fois que le mineur ajoute, bloque ou signale un utilisateur. Par défaut, seuls les contacts enregistrés de l’enfant peuvent lui envoyer des messages et les numéros inconnus sont bloqués automatiquement. Le parent n’aura toutefois pas accès aux contenus des messages, toutes les conversations restant protégées par le chiffrement de bout en bout.
Les fonctionnalités accessibles à ces comptes sont délibérément restreintes : messagerie et appels uniquement. Sont exclues des fonctionnalités comme le chatbot Meta IA, les messages éphémères, les statuts (l’équivalent des stories sur Instagram) et les chaînes, des espaces publics particulièrement prisés des adolescents.
Un contexte de pression réglementaire croissante
Cette annonce intervient alors que Meta fait face à plusieurs procédures aux États-Unis l’accusant de mettre en danger ses jeunes utilisateurs. Elle s’inscrit dans une série d’initiatives similaires de l’entreprise : Meta avait déjà proposé des comptes ado sur Instagram en 2024, puis sur Facebook l’année suivante.
Le contexte législatif pèse aussi. L’Australie a interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. En France, les députés ont adopté fin janvier une proposition de loi visant à interdire aux moins de 15 ans l’accès aux réseaux sociaux, ce qui pourrait également concerner certaines fonctionnalités de messageries comme WhatsApp. Jusqu’à présent, WhatsApp, Instagram et Facebook indiquaient être réservés aux plus de 13 ans sans effectuer de vérification réelle de l’âge.
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